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INDE Varanasi (Bénarès) coquetterie matinale |
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Cela se savoure de se tremper dans une eau très habitée. Le savon travaille avec ardeur de la tête au nombril et des cuisses aux pieds. Pas la moindre de ces parcelles qui ne soit malaxée avec plaisir. Cela dure bien plus qu'il ne faut sous nos contrées. Est-ce pour être certain que le savon tuera toutes les bactéries qui saturent l'eau? Le plongeon qui se prolonge lui aussi, laisse peu d'espoirs, les bactéries ont tout le temps d'attaquer (elles sont 250 000 fois supérieures au nombre requis pour parler d'eau pure !).
Puis notre homme entame une conversation avec ses copains qui font trempette autour de lui. Arrive le temps de l'habillage gymnique qui suit immédiatement le lavage du tissu qui jusque la cachait le slip kangourou (très à la mode et venté sur des panneaux publicitaires peints à la main). Cela tient de la haute voltige : le pagne lavé devient serviette de pudeur pendant que tombe le kangourou et que monte à la place pour les uns un nouveau caleçon et pour les autres le pantalon. La pudeur est sauve. 146----------------------------------- Arrive, alors, le grand moment. Le mâle propre
et fringant accourt chez la vieille dame protégée sous
son parasol. ***
Et là, il emprunte peigne et miroir pour remettre en ordre sa
chevelure qu'il entretient avec un soin jaloux. Cela dure et cela dure.
Toute une oeuvre se construit pour mettre à la juste place la
mèche de jais souple, la courbe qui souligne le front et les
yeux. Rien n'est épargné pour parfaire l'uvre, source
de séduction. |