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GLOSSAIRE
Bénarès
Durga
Ganesha
linga
Muruga
Parvati
Shiva ; Siva
A
Ab
Abhisheka : ablution d'eau consacré
dans le cadre d'une Dîhshâ (?) ; bain rituel, ablution, qui
se fait en versant sur une image divine, personne, ou object sacré,
certaines substances indiquées par les Agamas: eau, lait, lait
caillé, miel, beurre clarifié, eau de rose, et autres. L'utilité
de cette cascade sacrée est, par la valeur électro-chimique
de chaque substance et son caractère astral, de purifier le champ
de force ésoterique de l'image divine, pour qu'il puisse servir
de conducteur aux énergies divines
Ablution : voir Bhashman ; Abhisheka.
Ac
Achârya : maître, instructeur spirituel ; titre respectueux
pour l'enseignant religieux érudit. On dit aussi "assan"
et "assiriyar".
Acte rituel : voir Pradakshinâ.
Ad
Adinatha
: Sanskrit: "premier seigneur". L'un des noms de Dieu Siva.
Egalement le nom de la lignée spirituelle de l'école Gorakhnath
de la Natha-sampradaya nord-indienne. Cette lignée se constitue
actuellement de douze ordres monastiques répartis par l'Inde du
Nord et du Centre.
Adorable : (L'), Dieu, celui des poêtes et du petit
peuple, Viththal "Celui qui se tient sur une brique" ; sa face
cachée est Nârâyana.
Ag
Agama : une
des 4 grandes classes d'écritures sacrées ; ensemble de
textes essentiellement pratiques : ils se divisent en trois groupes selon
leur destination : les Vaishnava-âgama pour le culte vishnouite,
les Shaiva-âgama pour le culte shivaïte et les Shâkta-âgama
pour le culte de la Grande Déesses ; ces textes sont composé
en principe de quatre sections, pâda : jnânapâda qui
explique la doctrine ; yogapâda qui traite des connaissances relatives
aux corps subtiles ; kriyâpâda , qui traite du rituel proprement
dit ; charyâpâda, qui traite des attitudes et du comportement
du fidèle dans la société ; correspond au quatrième
âge (Yuga) du monde, le Kali ; Sanskrit: "Ce qui est descendu
(provient d'en haut)." Nom qu'on donne à certaines écritures
saintes qui appartiennent à l'une ou l'autre des sectes hindoues,
et qui font, avec les Veda, les sruti de chaque secte. Les plus anciens
agamas que l'on connaissent sont sivaïtes, écrits pendant
le premier millénaire a.n.è. Les agamas vishnuites et shaktites
sont venus plus tard. Et tandis que les Vedas décrivent des principes
philosophiques dit "généraux", les Agamas sont
considérés comme "spécifiques", car ils
vont dans le détail des rites et des principes yogins qui mènent
à la délivrance. Ces textes sont l'aurorité sivaïte
quant aux rites et tout ce qui se rapporte au temple, inclus les dévotions,
l'architecture et la sculpture. voir tantra ;.Agamas sivaïtes, Saïva-siddhanta.
Agamas sivaïtes : Agama signifie en sanskrit: "Ce qui
est descendu," ou "ce qui a été reçu"--c'est-à-dire,
connaissance divinement révélée. Les vingt-huit Agamas
sivaïtes (ou simplement, entre Sivaïtes, les "Agamas")
sont les écritures qui font autorité dans toutes les branches
du sivaïsme. Ils consistent d'enseignements, et surtout d'instructions
fort detaillées, se rapportant aux quatre voies spirituelles du
sivaïsme, ou quatre margas--chariya, kriya, yoga, et jnana. Elles
sont la source et l'autorité en tout ce qui concerne temple, rite
et dévotion. Notamment, elles élaborent l'architecture du
temple dans tous ses menus détails, les principes, les divers stages
et aboutissements du yoga, ainsi que les connaissances tantriques du kundalini-yoga.
Aghora
: Sanskrit: "qui ne terrifie pas." L'un des noms de Dieu Siva
qui signifie aussi lumière, absence de ténèbre, absence
d'ignorance. Ce nom, dans les Vedas, fait partie d'une série de
cinq noms de Siva, ou mantras, exceptionnellement significatifs et puissants.
Sert aussi à nommer une secte sivaïte dite du "chemin
de la main gauche" dont l'austerité et les rites vont jusqu'à
effrayer le témoin. Par ces moyens tantriques et bizarres, ils
tâchent de transcender la personnalité humaine et atteindre
au divin.
Agni : Dieu du feu, ou essence de l'élément,
le feu, que l'on invoque durant les cérémonies de feu védiques-agamiques,
qui se nomment homa, havan ou yajna.
Agnipûjâ : adoration du feu ; voir kunda ; sthandila.
Ah
Ai
Aj
Aja : Sanskrit:"Celui
qui n'est pas né, qui existe depuis l'éternité."
L'un des noms de Dieu Siva
usité dans le Rig-Veda, où il sert à décrire
l'Etre primordial, l'Incréé. L'un de cinq noms à
Siva qui, dans les Vedas, fait partie d'une série de cinq noms,
ou mantras, très significatifs et puissants.
Ak
Akhara : gymnase.
Akrûra : l'un des noms de Krisna.
Am
An
Ananda : Béatitude ; Sanskrit: "béatitude".
La joie pure qui provient de l'expérience spirituelle, et surtout
celle des hauts ou divins états d'esprit. Mot qui sert aussi à
décrire l'ominiprésence divine, par exemple dans le mot
Sat-chit-ananda..
Ankusa : L'aiguillon
du Seigneur Ganesha, qui symbolise sa puissance à repousser les obstacles
qui se soulèvent devant nous.
Annapûrnâ
: grande Shakti de Shiva,
"celle qui est pleine de nourriture".
Antyaja : groupe d'individus dont fait partie la caste de Dom chargée
des crémations.
Antyeshti : nom d'un rite funéraire.
Ap
Ar
Arama Narîshvara :
le divin androgyne créateur (représentation androgyne de
Shiva
au corps moitié homme et moitié femme, voir photo de l'Art
Institut de Chicago).
Arati : ou Aarti, cérémonie faisant
partie du culte du soir, qui consiste à offrir la lumière
à la représentation de la divinité ; Flamme de la
lampe cérémoniale dont le combustible est le plus souvent
huile, camphre, ou beurre clarifié, et qu'on passe rituellement
devant une sainte personne, ou devant le dieu du temple ou de l'autel
familial au point culminant du puja. Cette action produit un effect psychique
qui permet à la shakti divine de se manifester et se diriger vers
le dévot. Le prêtre passe ensuite cette flamme aux dévots
qui la reçoivent en passant le bout des doigts à travers
la flamme, et les portant ensuite aux yeux. C'est ainsi qu'ils absorbent
la shakti, qui est la bénédiction. Ce mot sert aussi à
désigner toute cérémonie qui se culmine ainsi, et
surtout s'il s'agit d'un puja très bref. .
Aratî : voir rites tantriques.
Aratrika : rituel
des trois cercles (sommet, centre, base du lingam)
de lumière autour du lingam ; voir Dîpa.
Arbre sacré : voir Ashvatta ; Banyan (nord); Jambolan
(sud); Pipal (est); Kadamba (ouest).
Archâ : incarnation divine dans une image matérielle
; voir Avatâr .
Archana : Un puja écourté qui se célèbre
au nom d'un individu, d'une famille, d'un groupe quelconque, et que celui-ci
ou ceux-ci ont demandé pour quelque bénédiction ou
éclaircissement divin. Le mot signifie spécifiquement les
noms du dieu qu'on va répéter au cours de cette cérémonie.
Archaka : voir rites tantriques.
Ardhanarishvara
: le "seigneur dont la moitié est féminine (Shiva)
symbolisant l'union du Dieu et de son énergie féminine (Shakti)
souvent représenté sous la forme d'un être hermaphrodite,
ayant un côté masculin et un côté féminin
; Sanskrit: "Seigneur moitié femme". Représentation
ou murthi de Dieu Siva
où sa moitié droite est masculine, tandis que la gauche
est féminine, image qui symbolise les courants d'énergie
psychiques ida et pingala se réunissant et se confondant. Le Seigneur
Siva en forme de Dieu androgyne en qui tous les opposés se réconcilient.
Sa perfection deuxième, Satchidananda, ou Conscience pure ; voir
Arama Narîshvara.
Arghya : libation au soleil.
As
Asana : Sanskrit: "Place assise, position". L'une ou
l'autre des diverses positions qu'on prend pendant les pratiques de hatha-yoga
ou de méditation. Le troisième des huit yogas de Patanjali.
Le padmasana, position du lotus aux jambes croisées, est la mieux
connue des asanas. Mais il y a nombre d'autres positions qui équilibrent
les énergies du corps et de l'esprit, au profit de la santé
et de la sérénité. Peut aussi désigner l'endroit
où se fait la pratique yogine ou méditative, ou encore la
natte, ou tapis, sur quoi on s'assied à ce moment-là. L'un
des éléments très importants de la sadhana des nathas.
Asana shodhanam : purification de la place de méditation.
Ascète : déjà cités par les Veda :
Muni, les silencieux ; Keshin, ceux qui ont les cheveux longs ; Rishis,
les voyants ; Shramana, ceux qui ses dévouent ; Tâpasa, ceux
qui pratiquent des austérités ; Vâtarashana, les chastes;
Yati, ceux qui se contrôlent ; voir Dandî ; Muni ; Sâdhu
; Panth ; Nâgâ sannyâsin.
Ashramas : stades successifs traditionnels de la vie d'un individu,
au nombre de quatre : Brachmacharya (formation) ; Grihastha , (maître
de maison, chef de famille) ; Vânaprasha (méditation et recherche
de Dieu) ; Ashrama (tout quitter, même son nom pour devenir mendiant).
Il existe après le stade de la formation la possibilité
de devenir Naishtihka brachmacharya (vux de célibat perpétuel).
Ashrama-dharma : Le dharma (voie de la réctitude) qui décrit
les dispositions naturelles du corps, de l'esprit et des émotions
pendant chacun des quatre stades de la vie, ainsi que les devoirs à
accomplir et les compétences à acquérir pendant chacun
de ces stages. Les quatre sont: celui d'étudiant, de maître
de maison, de conseiller aîné, et de solitaire religieux.
Assan : Terme de respect signifiant: un enseignant.
Astra : Mantra prononcé pendant le bain rituel dans le Gange
Asura : titans,
puissances des ténèbres, démons ; ils luttent en
permanence avec les Deva. Ils sont de même origine car fils de Prajâpati
et leur apparence extérieure est identiques. Les Asura sont entrés
en rébellion par orgueil et désir d'être supérieurs
(cf. Lettres de Bénarès, Jean Rivière, p 125
).
Vritra sous la forme du serpent Ahi est le chef des Asura ; Etres "démoniaques"
qui entravent l'évolution du monde mais dont le rôle est
inextricablement complémentaire de celui des Dieux pour maintenir
en existence notre monde de la multiplicité, qui est le monde des
polarités ; asura: Sanskrit: "non spirituel". Un être
du Deuxième Monde qui habite le plan astral inférieur. On
dit parfois "démon". Ces êtres sont capables d'entrer
en communication avec les habitants de ce monde physique, et d'influer
sur leurs vies, ce qui cause pour ces derniers, des ennuis plus ou moins
lourds de conséquences. Mais les asuras évoluent, eux aussi,
et ne se trouvent pas éternellement dans cette situation.
Atharva-Veda :
Sanskrit: "Sagesse d'Atharva". Atharva est l'individu qu'on
considère l'auteur de ce quatrième des Vedas et le plus
récent. Ce Veda se compose de 720 cantiques recueillis en vingt
"livres". Chacun de ces cantiques est originel à ce Veda,
c'est-à-dire qu'aucun n'est "emprunté" au Rig-Veda,
contrairement aux autres deux Vedas. Bien que ses cantiques soient magnifiques,
et qu'il ait la renommée d'être "le Veda de la prière",
car il contient nombres d'invocations et formules magiques, l'Atharva
ne ne s'utilise pas (ou ne s'utilise plus) pour les rites. Mais il a toujours
une grande importance, car, par ses profonds passages philosophiques qui
nous rapellent les Agamas, il sert de pont entre les formules et cantiques
des autres Vedas plus anciens, et les Upanishads. "Atharva"
est aussi l'un des noms de Dieu Siva.
Atma : Sanskrit:
"Souffle". Ame dans les deux de ses aspects: 1) en tant que
corps lumineux qui est l'âme individuelle, et 2) en tant que son
essence qui est à la fois Satchidananda et Parasivam. L'âme
se distingue de la personnalité ou individualité externe
avec lesquels l'être humain non illuminé s'identifie.
Atmartha-puja : Rituel que le dévot célèbre,
et dévotions qu'il fait chez lui à son autel familial pour
invoquer Dieu et les dieux.
At
Au
AUM : Syllabe
mystique de l'hindouisme, décrite dans les Upanishads comme comportant
l'existence entière, dont le passé, le présent, l'avenir,
et le Soi de toute chose, Paramatma. AUM est le son originel, et germe
de tout autre son, la vibration première non differenciée
qui donne la vie à toute autre manifestation. On associe l'AUM
au Seigneur Ganesha. S'écrit aussi Aum ou Om, et se prononce: ah-ou-'mm...
Aum Tat Sat : Sanskrit: "Aum, Cela est Vérité."
Formule qu'on retrouve souvent dans les chants et cantiques sacerdotaux,
et généralement en phrase finale. L'une des grandes formules
(mahavakiam) védiques.
Autel : Mandir.
Av
Avatâr : "descente" sur terre d'un Dieu (et plus
spécialement de Vishnou) sous une forme humaine ou animale pour
restaurer l'ordre (Dharma) ; par extension : transformation, métamorphose
; Avatâr vient de la racine ava- TRÎ, descendre, arriver,
s'incarner, se laisser aller en bas. La tradition hindoue distingue plusieurs
sortes d'avatar : 1 les descentes prééminentes Mukhya, de
premier rang, primaires qui se subdivisent en trois catégories
: totales, Pûrna, partielles, Amsha, et fragmentaires, Kalâ
; dans ces premiers cas la Puissance divine elle-même intervient
; selon le texte du Pâncharâtra les Descentes prééminentes
sont celles de Vishnu avec son corps transcendant, extraordinaire, Aprâkrita
; 2 les Descentes secondaires, accessoires, Gauna où des êtres
vivants deviennent le réceptacle de la Puissance du Dieu et se
manifestent par des motifs particuliers ; selon le texte du Pâncharâtra
les Descentes accessoires sont celles des entités possédées,
pleines, Avishta, de l'énergie de Vishnou. Le texte du Bhaktamâlâ
considère quatre formes d'Avatar : Vyûha, les émanations,
Vibhu, les déploiements, Antaryâmin, la Présence Divine
interne dans l'homme et Archâ, l' incarnation divine dans une image
matérielle. L'Avatâr est essentiellement associé au
Vishnouisme , religion de compassion et d'amour.
B
Ba
Bâhya pûjâ : culte extérieur, par opposition
au culte pratiqué mentalement.
Bain rituel : voir Abhisheka
Basilic indien : Tulsi.
Bâton : voir Dandî panth.
Be
Béatitutude : Ananda.
Bénarès
: il est dit d'elle : Kâshî est sainte, rayonnante
de lumière, subtile du Divin comme l'est le lingam
du temple d'Or ; Kâshî est ce lingam lui-même ; elle
est un immense lingam de lumière, lumineuse et illuminante, symbole
de la Sagesse suprême, place où l'Etre est réalisé.
Kâshi est Brahman.
Bénédiction : Darsham.
Bergères : voir Gopi.
Beurre fondu : Ghî.
Bh
Bhaïrava
: Forme terrible de Shiva.
Bhajan : La pratique de chanter seul, ou en groupe, les chants,
chansons et cantiques de dévotion.
Bhakta : dévots adorateurs.
Bhaktavignavinasana
: Sanskrit: "Celui qui est assis dans la position apte à enlever
les obstacles du chemin des dévots." L'un des noms du Seigneur
Ganesha.
Bhakti : adoration du Divin ; amour pour Dieu ; doctrine
ou plutôt attitude religieuse, assez comparable au dogme catholique
de la grâce, qui consiste dans l'adoration (Bhakta), la contemplation
de son image, le chant et la méditation, en vue de réaliser
sa délivrance par l'amour et de s'unir au Dieu vénéré,
avec la conviction qu'il est un ami favorable. Guy Deleury (L'Inde
rebelle, Seuil) : Il n'est pas facile de définir ce qu'est la bhakti.
Traduire ce terme par "dévotion", comme on le fait souvent,
risque de le réduire à n'être qu'un élan du
coeur, sans compter que le mot "dévot" recouvre en français
une mentalité fort étrangère aux bhakta indiens...Le
sens général de la racine bhaj est celui de "partage".
La religion de la bhakti est celle de l'échange, le Dieu de bhakti
est celui dont la nature est d'être en relation. Il est possible,
voir probable, que l'usage d'appeler Dieu, Bhagavân, "le Partageux",
ait été d'origine bouddhiste.
Bhâvana : adoration.
Bhûta : ni Dieux ni Esprits ; esprits malins ; font partie
de la suite de Rudra dans sa forme terrible.
Bi
Bilva : Arbre
sacré à Dieu Siva.
Bl
Blanchisseur : Dhobi.
Bo
r
Brahman :
Se distingue de "Brahma", (sans n). L'un des noms, usité
dans les Vedas, du Dieu Suprême, et qui le désigne en tant
qu'Absolu transcendant, énergie omniprésente, ou Seigneur
suprême et Ame primordiale. Brahman correspond donc parfaitement
à Dieu Siva
en chacune de ses perfections, ou en toutes les trois en même temps.
Brahmanisme
: système religieux et social qui a succédé au védisme
en intégrant au panthéon originel des divinités locales
(Shiva,
Krishna) et en ajoutant à l'antique religion aryenne une dimension
plus philosophique et plus populaire à la fois. Ce système
a consacré le pouvoir des brahmanes sur la société.
Brahmanvâri : eau du Gange.
Bu
Buffle : voir Mahisha.
C
Ca
Ce
Cella : Saint des Saints dans un temple ; la porte de la est
la représentation de Dieu à travers qui l'homme entre en présence du Principe
Suprême qui est placé dans le saint des saints.
Celui qui a "vu" la Vérité : Rishi.
Cendres : voir Vibhutis
Cercles concentriques
: Vinâyaka, les 7 cercles concentriques que suivent les pèlerins
autour de Bénarès en passant de l'un à l'autre par
des "seuils" sacrés. Cet ensemble forme le mandala qui
protège Bénarès.
Ch
Chambre sacrée : Garbha griha, la "matrice"
; elle est sombre, fraîche, humide (pour favoriser la procréation)
par rapport au clair, chaud, sec qui est la stérilité.
Chandra : lune ou croissant de lune.
Chants : Kîtan.
Chanvre : Bhâng.
Chapelet : Mâla.
Chariya : Sanskrit:
vie de travail désinteressé, vécue selon les principes
d'éthique. Dans le Saïva-siddhanta, le premier des quatre
marga, chemins successifs, étapes, ou encore: périodes majeures
de la vie humaine qui marquent et sectionnent le développement
spirituel de l'individu. Les trois autres margas sont: kriya, yoga, et
jnana. Chaque marga comporte ses disciplines particulières destinées
à mener vers certains buts spirituels. Pendant l'époque
chariya, le dévot se perfectionne dans le travail désintéressé.
Il peut se rendre utile au temple, à nettoyer, y apporter fleurs
et autres articles et produits nécessaires. C'est aussi la période
où on se perfectionne progressivement en moralité et en
bonne conduite.
Charité : Dâna.
Cheris : sorte de ghettos réservé aux parias.
Chignon : voir Jatâ.
Ci
Cieux védiques : voir Svarga.
Cl
Co
Communauté : voir Jati.
Compassion : Dayâ.
Conque : Shankha.
Cordon sacré : voir Dvija; Yajgnopavita.
Corps : voir
Jîvan mukta ; Videha mukta ; Sharîras ; Stûla sharîra
; Sûkshma sharîra ; Linga sharîra.
Coupole : Shikara.
Cr
Création : Srishti.
Cu
Cuirasses :
Kanchuka, les 5 "cuirasses" de la théologie shivaïte.
Culte des ancêtres : Pitris.
Culte : l'hindouisme
admet cinq sortes de cultes dont les origines sont sans aucun doute pré
areynnes : 1, Gânapatya, le culte de Ganapati ou Ganesha
; 2, Saurya, le culte de Surya, le Soleil ; 3, Vaishnava, le culte de
Vishnu qui s'incarne sous la forme de Krishna ; 4, Shaiva, le culte de
Shiva
; 5, Shâkta, le culte de la Shakti de Shiva,
sous son aspect de Doûrgâ ; terme aussi donné à
la voie "de droite " du culte ; voir Pûjâris
Culte extérieur : Bâhya pûjâ ,
par opposition au culte pratiqué mentalement.
Cy
Cycle des réincarnations : Samsâra.
D
Da
Daityas : Êtres "démoniaques" qui entravent
l'évolution du monde mais dont le rôle est inextricablement
complémentaire de celui des Dieux pour maintenir en existence notre
monde de la multiplicité, qui est le monde des polarités
; êtres démoniaques qui comme les Asura sont la contrepartie
nécessaire aux Dieux. Sans les uns les autres ne peuvent agir et
exister ; ils ne sont ni méprisables ni haïssables.
Dakshinâ : présent fait au gourou par son disciple
pour être enseigné.
Dakshinamurthi
: Sanskrit: "la forme qui fait face au Sud". Dieu Siva
en forme du Précepteur silencieux, ou Guru des gurus, ou grand
Yogi. On le représente assis sous le banian où il instruisit
tout d'abord les quatre grands Rishis.
Dâna : charité.
Danda : bâton des ascètes dit Dandî panth; le
bourdon que porte le sadhu, ou le sannyasi ; voir Dashnâmi.
Dandî Panth : ascète caractérisés par
leur bâton, Danda.
Darsham : bénédiction conférée par
la simple "vue" d'une statue, d'un saint personnage... ; voir
la statue d'un Dieu et sans doute être vu par elle ; c'est l'ambition
de tout visiteur d'un temple ; Sanskrit: "voir quelque chose qui
est de bon augure". Voir quelque chose de divin, soit sur le plan
physique -maître, saint, image divine, temple, lieu saint -ou, sur
le plan subtil: la vision mystique d'un dieu. Peut signifier aussi un
point de vue, ou une position philosophique.
Darshana : "point de vue".
Dashnâmi
: ascète shivaïte que l'on rencontre dans les rue de Bénarès,
ils sont de l'ordre de Shankara et portent un Danda, bâton revêtu
d'étoffe ocre de le même couleur que leur vêtement
; ils sont regroupés en dix confréries de Sannyâsin
(renonçants) : Aranya, Bhârati, Giri, Pârvata, Purî,
Sâgara, Sarasvatî, Tîtha et Vana. L'ascète renonce
à tous ses biens, son cordon sacré est brûlé,
son corps est rasé, et l'on exécute sur lui à minuit
et au bord de l'eau, les rites funèbres, sa caste disparaît
et il prend un nouveau nom composé de deux parties, la première
est le nom qu'il adopte et la seconde, celui de son initiateur et de l'une
des dix confréries à laquelle il appartient ; leur Math
à Bénarès
est le Kamarûpâ math, situé non loin du Dasashvamedha
ghât.
Dâvanas : êtres démoniaques qui comme
les Asura sont la contrepartie nécessaire aux Dieux. Sans les uns
les autres ne peuvent agir et exister ; ils ne sont ni méprisables
ni haïssables.
Dayâ : Compassion.
De
Déesse
: Devi ; la Grande Déesse, Shakti de Shiva
; voir Lalitâ ; Annapûrna.
Devadasi : servante
des Dieux, danseuses consacrées des temples, particulièrement
ceux de Shiva,
Dieu de la danse, auquel elles rendent hommage.
Deva : Sanskrit "celui qui brille",Dieux ; divinité
; racine : dîv, resplendir ; le Deva est un être lumineux,
brillant, céleste, il aide à l'évolution du monde
; cette luminosité peut être spirituelle, morale ou matérielle
; certains ont remplacé le terme de Dieux par Anges. Ils y a trois
grandes catégories de Dieux dans la tradition hindoue : Âja-Deva
: les Dieux qui sont dès l'origine de la manifestation cosmique,
tels que Qindra, Varuna, Rudra, Agni, Usha ; Sâdhya-Deva ou Mahâtman,
les Dieux prêts à secourir les hommes qui les prient, ils
résident dans le Naka, le lieu où il n'y a pas de malheur,
et y jouissent d'une grande béatitude ; Karma-Deva, qui sont des
hommes de qualités exceptionnelles qui sont admis parmi les Sâdha-Deva,
ils y participent de leur bonheur mais pas de leur pourvoir.
Devi : Déesse, en particulier la Déesse Mère.
Dévotion : voir Bhakti.
Dévots adorateurs : Bhaktas.
Dh
Di
Dikshâ
: rite d'initiation, consécration ; initiation qui donne le droit
et le devoir d'accomplir les rites ; il y a trois degrés d'initiation
: Samayyin qui permet d'accomplir le rite, Putra qui permet d'accomplir
le rite plus celui du feu, Sâdhak qui permet l'union avec Shiva.
Dîpa : lampe ; offrande de lumière avec des
lampes aux mèches multiples et de formes diverses.
Dîwâli : fête des lumières, se célèbre
à partir du 27° jour du 7° mois lunaire (Ashvina) ; Sanskrit:
"fête ou festival des lumières". Se nomme aussi
"divali". Ce sont les Hindous de toutes les sectes qui participent
à cette fête très populaire qui se célèbre
pendant le mois tamoul d'aïpassi, octobre-novembre, et le plus souvent
chez soi. Journée joyeuse où l'on commémore la victoire
du bien sur le mal, de la lumière sur les ténèbres
en allumant, le soir, de nombreuses lampes à huiles ou lumières
électriques, et en faisant des feux d'artifice. Puisque toutes
les sectes célèbrent également Dipavali, et qu'elle
est la fête la plus populaire de l'Inde, elle est donc l'occasion
de marquer le sentiment de solidarité hindoue. On se met à
célèbrer de bonne heure le matin, moment où tous
les membres de la famille prennent un bain à l'huile, chantent,
prient, et déjeunent ensemble. On s'offre mutuellement des habits
neufs, et on se régale de petits gâteaux et autre sucreries
; voir Fêtes annuelles. .
Divinité protectrice personnelle : divinité d'élection
; Ishta devata.
Divinité tutélaire
: voir Skanda
Divinités d'élection : Ishta-devatas
Do
Dom : caste qui s'occupe des crémations.
Dôme : Shikhara, il domine la Mandapa.
Dourgâ
: Celle qui est inaccessible, Celle qui est loin, l Incompréhensible
; autre forme de Kâli, puissance divine de renouvellement et de
transformation dont la mort est l'expression physique ; voir Gauri-Shankar
; Shakti ; Shiva.
Dourgâ-pûjâ : voir Fêtes annuelles.
Du
Durga : "l'Inaccessible".
Dv
Dvaïta : "dualisme" ; Sanskrit qui correspond à
dualisme. Toute philosophie qui propose l'existence de deux principes
ultimes et irréductibles au coeur de l'existence. Les philosophies
dvaïtas considèrent, par exemple, que Dieu et l'homme sont
éternellement distincts l'un de l'autre. .
Dvarapala : gardien de la porte ; statue à l'entrée
des temple et des sanctuaires.
Dvija : deux fois né ; titre des trois première castes,
ou plutôt classes (varna), après avoir reçu l'initiation
et le cordon sacré, symbole de seconde naissance.
E
Ea
Eau du Gange : Brahmanvâri.
Ec
Ef
Eg
Ego : Ahamkâra
Ek
Eka : l'UN.
El
Em
En
Encens : batonnet : Agarbhati
Er
Es
Espèce : voir Jati.
Et
Eternité : voir Ananda
Être humain : Pashu.
Être humain individuel : Jîva.
Ex
F
Fe
Fête des lumières : Dîvâli.
Fêtes annuelles
: Sarasvatî : Vasanta-panchâmi, fin janvier, début
février ; Shiva
: Mahâ Shivarâtri, milieu février ; Krishna : Holî
en février-mars, Krishna-jânmâshtami vers le mois d'août
; Râma : Râma-Navamî en mars-avril ; Ganesha
: Ganesha-Chaturthî en août-septembre ; Dourgâ : Dourgâ-Pûjâ
en septembre-octobre ; Lakshmî : Dîwâlî en octobre
; Kârttikeya : Kârttika-pûrnimâ en octobre-novembre.
Feu : voir Kullîhoma.
Feuille de bétel : Tâmbula.
Fi
Fils de Shiva
: Skanda.
Fils de Uma (Parvati)
: Skanda.
Fo
Foi : Shrâddha.
Foyer : voir Kullîhoma.
Fr
G
Ga
Gajalakshmi : voir Lakshmi.
Gana : serviteur
de Shiva,
ancien Yaksha ; Sanskrit: "troupe". Espèce de deva. Désigne
aussi le deva qui est serviteur de Siva, dont le chef est Ganesha,
ou Ganapati (signifiant: Seigneur des ganas).
Ganapati : Sanskrit: "maître des ganas". L'un des
noms de Ganesha, dieu au visage d'éléphant.
Gânapatya : culte de Ganapati ou de Ganesha, le Dieu à
tête d'éléphant, l'introducteur aux mystères,
protecteurs des Yogins et des chercheurs spirituels, celui qui écarte
les obstacles dans le chemin de la Libération spirituelle. Son
culte est complexe et comporte six formes avec leurs Mantra distinctifs
et leurs rituels particuliers.
Ganesh
: Siddha Vinâvaka est l'un de ses noms ; voir Ankusa ; Bhaktavignavinasana
; Ganapati ; Modaka ; Mushika ; Vighneshvara.
Ganesha-Chaturthî
: voir Fêtes annuelles.
Gangâ
: Déesse du Gange, sur de Parvati, Shakti de Shiva.
Gangâ-Pradakshina : pèlerinage qui consiste
à longer le Gange depuis sa source jusqu'à son embouche
par la rive gauche et à remonter vers sa source par sa rive droite.
Gange : ses différents noms telluriques : Bhadra Soma, boisson
de bénédiction ; Deva Bhuti, issue du ciel ; Gândinî,
celle qui chante toujours ; Khâpagâ, descendant du ciel ;
Tripathagâ, celle qui arrose les triples mondes : le ciel, la terre
et les mondes infernaux.
Garbha Griha :
"maison-matrice" ; la chambre sacrée, le saint des saints
du temple brahmanique ,la Matrice, la chambre du Lingam
dans un temple ; elle est sombre, fraîche, humide (pour favoriser
la procréation) par rapport au clair, chaud, sec qui est la stérilité
; le sanctuaire, ou sanctum sanctorum en latin, centre mystique et lieu
le plus sacré du temple hindou. C'est la niche, alcôve, réduit,
ou pièce où l'image divine la plus importante du temple
est établie. Le garbagriha est ésotériquement le
canal principal où passe la puissance divine pour innonder le temple.
Gaurî
: "la belle", "la jaune", dénomination de la
Shâkti de Shiva
pendant le rite Maïthuna ; voir Shâkta.
Gauri-Shankar : le "Jaune", un des aspects de la Sakthi
de Shiva
sous sa forme Dourgâ.
Gayatri : verset le plus sacré du Rig-Veda (III,62,10)
; Sanskrit: "triple chant". Le plus célèbre des
mantras védiques, qu'on utilise en dévotions publiques et
personnelles. Le gayatri se prononce ainsi: Om bhur bhuvah suvaha, Om
tatsavitur varenyam, Bhargo devasya dhimahi, dyo yo nah, pracodayat. Il
signifie: "Etres divins des trois mondes, nous contemplons la forme
resplendissante de notre Créateur, le Primordial, qui détruit
l'ignorance comme le Soleil anéantit les ténèbres.
Qu'il nous accorde sa grâce, et guide nos pensées."
.
Ge
Gh
Ghât
: "montagne" ; terrasse en escalier descendant vers un cour
d'eau ; lieu de crémation. Varanasi (Bénarès) a 64
ghât, symbolisme des 64 Yogini qui entourent la Grande Déesse
; voir Mâtara ; Tirtha.
Ghee : ou Ghî, beurre cinq fois clarifié,
utilisé pour la cuisine, pour les lampes des autels et pour les
oblations au feu lors de certaines cérémonies.
Ghettos : voir Cheris.
Go
Go : vache ; rayon de soleil ; rayon d'illumination spirituelle.
Gopi : Déesses ; jeunes bergères qui représentent
l'adorateur dans son premier contact intime avec son Dieu.
Gopuram : La tour qui surplombe l'entrée d'un temple. Elle peut
atteindre jusqu'à 11 étages et 60 m de hauteur. Généralement recouverte
de figures sculptées.
Gr
Grâmâ Devatâ : Déesses protectrices
locales, dites Ambikâ ; elles résident sous l'arbre sacré,
banyan, figuier sacré, margousier. Elles personnifient les forces
élémentaires, les divinité de la nature. Leurs cultes
locaux sont souvent pré-aryens et ont été intégré
dans l'Hindouisme dont ils forment les marges.
Gu
Guru : Sanskrit: "Celui qui ôte les ténèbres".
L'Illuminateur, ou l'éclaireur. "Guru" peut désigner
un instituteur ou un enseignant en n'importe quelle matière et
à tous niveaux. Mais le plus souvent il indique l'enseignant ou
le maître en matière spirituelle;
Gy
Gymnase : Akhara.
H
Ha
Harihara :
Vishnou-Shiva,
Dieu composite représenté ave la moitié de Vishnou
à gauche et la moitié de Shiva à droite.
Harijan : "enfants de Dieu", nom donné
par Ghandi aux "intouchables"
Haschich : Bhâng.
He
Herbe sacrées : Dûrvâ.
Hi
Hinayana : Sanskrit: petit véhicule. Secte bouddhiste qui se distingue
du bouddhisme mahayana, grand véhicule. Le bouddhisme hinayana appuie
sur l'enseignement que le salut est l'affaire de chaque individu qui seul
peut se hausser jusqu'à en être digne, et que le concurs d'intermédiaires
est superflu. Les adhérents se disent être les seuls à suivre l'enseignement
originel du Bouddha. Cette secte s'est maintenue surtout à Sri Lanka,
et de cette île, s'est propagée en Birmanie et autres pays de l'Asie du
Sud-Est.
Ho
Holî : (Kamadahan) voir Fêtes annuelles.
Homa : L'âtre sacré, le feu qu'il contient, ou la
cérémonie qui s'y déroule. Celle-ci est très
ancienne, datant tout au moins de l'époque védique. Moyen
très efficace de contacter Dieu, dieux et devas. L'âtre se
construit selon les instructions des écritures saintes. La cérémonie
du feu se nomme aussi yajna, ou encore havan
Hr
I
Ig
Iccha-shakti :
La puissance du désir. L'une des trois principales shakti ou énergies
dont Siva
se sert pour administer ses lois du dharma par tous les trois mondes,
les deux autres étant: kriya-shakti, la puissance de l'action,
et jnana-shakti, la puissance de la sagesse. Ces trois forment le symbole
du trident, ou trisula, le sceptre royal que tient Siva et qui est le
dharma sivaïte.
In
Il
Im
In
Is
Ishtâdevatâ : ou Ishta devata ; la divinité
que chacun se choisit ; Divinité d'élection ; Divinité
protectrice personnelle.
Isa : Sanskrit:
Seigneur, Maître de tout, Supérieur, Tout-puissant, Commandant, Roi. Isa
et sa variante, Isana,
sont des noms très anciens de Dieu Siva
qui se trouvent dans la Rig-Veda. L'un de cinq noms de Siva qui sont surtout
considérés comme vénérables dans les mantras védiques.
Iv
J
Ja
Japa : prière
qui est plutôt de la nature d'une invocation ; récitation
unique ou selon un chiffre déterminé (répétition
108 fois à l'aide du chapelet de 108 grains du Mantra de Shiva)
d'un Mantra.
Jatâ
: chignon feutré des ascètes shivaïtes.
Jatâ-mukuta : diadème formé de mèches
de cheveux tressés (sur les statues de Shiva
particulièrement).
Jati : littéralement naissance ; communauté
; espèce ; groupement naturel, ethnique ou professionnel. Demander
à quelqu'un quelle est sa Jati revient à lui demander à
quelle communauté il appartient par la naissance. Par la suite
Jati prend le sens de tribu et de caste (communauté intégrée
dans un système social et économique hiérarchisé
; voir caste.
Je
Ji
Jn
Jo
Jy
K
Ka
Kailâsha
: mont où réside Shiva.
Kalasa : Un pot à eau autour de l'embouchure duquel on dispose
cinq feuilles de manguier, et sur lesquelles on pose ensuite une noix
de coco écalée. Essentiel à certains rites hindous.
Kamâ : Dieu de l'amour ; recherche de la perfection dans
le domaine sensoriel ; Sanskrit: amour, plaisir des sens. L'un des quatre
objectifs légitimes de la vie, les quatre étant: 1) artha,
richesse, 2)dharma, vertu, 3)kama, amour, et 4) moksha, réalisation.
Avec majuscule, désigne le nom du dieu de l'amour et du désir
; voir buts.
Kamadahan :
Nom alternatif pour la fête hindoue de Holi. Kamadahan désigne le jour
ou Dieu Siva,
selon la mythologie, brûla Kama, le dieu de l'amour et du désir.
Kanchuka : les
5 "cuirasses" de la théologie shivaïte.
Kamandalu : Petit pot où le sannyasi porte son eau, donc symbole
du sannyasi, et de la vie du renoncement
Karttik, Kartika, Karttikeya
: Dieu de la guerre, fils de Shiva
et de Parvati,
également connu sous le nom de Shanka ; sa monture est la paon
; l'un des deux noms (ou formes) de Muruga
les plus connus en Inde du Nord, l'autre étant Skanda.
Karttikeya est le dieu de la guerre, et général des armées
célestes. Il possède six visages, et tient la lance. La
mythologie raconte qu'il est né de l'énergie créatrice
de Siva lancée dans le feu et récupérée par
Ganga (ou lac Saravana) et nourrie par les six vierges nommées
les krittika, soit: les Pléiades. On pense aussi que son nom pourrait
provenir du mois de kartikaï (en tamoul) ou krittika (en sanskrit)
; voir Saravana.
Kârttika-pûrnimâ : voir Fêtes annuelles.
Kavi : Vêtements orange que porte le sannyasi. Au propre,
kavi désigne la couleur rougeâtre de la terre de l'Inde, et par extension
est devenu le nom du vêtement du sadhu qui, à force de s'asseoir pour
méditer, prenait inévitablement cette couleur.
Ke
Kedârnâth
: un des noms de Shiva.
Kh
Khanda : section
territoriale religieuse ; il y a trois Khanda à Bénarès.
Ki
Konraï : arbre
oriental, cassia fistula, au grappes de fleurs jaunes qui sont symboles
de la grâce ruisselante de Siva.
Kr
Kriya-shakti
: Sanskrit: la puissance du désir. L'une des trois principales
shakti ou énergies dont Siva
se sert pour administer ses lois du dharma par tous les trois mondes,
les deux autres étant: kriya-shakti, la puissance de l'action,
et jnana-shakti, la puissance de la sagesse. Ces trois forment le symbole
du trident, ou trisula, le sceptre royal que tient Siva et qui est le
dharma sivaïte.
Ks
Ku
Kudumi : mèche longue de cheveux que tout brahmane porte
sur le sommet de la tête.
Kunda : fosse rituelle creusée dans le sol pour l'adoration
du feu (Agnipûjâ).
Kuthuvillaku : Lampe en métal et sur pied, qu'on allume
chez soi ou au temple, et surtout au moment des dévotions. Souvent
on la laisse brûler jour et nuit pour préserver l'ambiance
pure et et sereine du lieu.
L
La
Lakshmi : épouse
de Vishnu, Déesse de la Fortune et de la Beauté ; encadrée
de deux éléphants, elle est appelée Gajalakshmi ;
autre nom de Sakti, Mère universelle en forme de déesse
des richesses, ou encore: Dieu Siva
en forme féminine. Lakshmi se représente souvent assise
sur une fleur de lotus. On lui offre traditionellement des prières
pour atteindre la tranquillité, la prosperité matérielle,
l'art et la beauté en toutes ses manifestations. .
Lalitâ
: un des noms de la Déesse, Shakti de Shiva, la Charmante, la Gracieuse.
Lampe : Dîpa.
Le
Li
Libation au soleil : Ârghya.
Linga Sharira
: nouveau corps subtil que revêt peu à peu le défunt
après sa mort ; entité immortelle qui s'incarne de corps
en corps et dans lequel s'accumulent les souvenirs et les Vâsanâ
des diverses existences.
Lingam
: l'Inde depuis les origines pré-aryennes vénère
le symbole de l'Energie divine créatrice sous la forme du lingam
se dressant sur le yoni ; elle s'oppose en cela à la culture judéo-chrétienne
pour laquelle l'énergie créatrice (humaine) est impure,
et entraîne le péché de la chair, le péché
originel qui nécessité un rachat. Le lingam est une fixation
(support) du sacré, un lieu entre le visible et l'invisible dont
le prêtre (souvent possédé par le sacré, c'est
à dire habité par le divin) manifeste aux hommes le Sacré
et la Puissance divine "descendue" dans la forme matérielle
adorée. Le lingam n'est pas l'objet du culte mais le véhicule
de celui-ci. Il est certain qu'un hindouiste ne voit pas dans le lingam
un sexe érigé pas plus qu'un chrétien ne voyait dans
une hostie, corps du Christ, un morceau de pain sans levain. Ce parallèle
permet sans doute de mieux comprendre cette autre approche du divin. Il
existe une différence essentielle cependant : le chrétien
voyait réellement le corps du Christ, alors que l'hindouiste sait
parfaitement que le lingam est une représentation du divin au travers
de Shiva
et que cette représentation est une pierre dans laquelle Shiva
va "descendre" (il faudrait oser dire s'incarner) grâce
au rite que le prêtre va réaliser. Dans notre langage on
peut dire que le symbole (objet) devient sujet (Shiva) par la réalisation
des rites (pûjâ) exercés par le prêtre mais qu'à
aucun moment le fidèle ne séparera le symbole et le sujet
qui, en fait, ne font qu'un grâce aux rites. C'est naturellement
là que notre "rationalité" achoppe et que nous
avons besoin de construire des usines à gaz pour justifier la perfection
de notre pensée. Le lingam
est un fût de pierre qui repose sur le Pithâ, -socle octogonal
qui symbolise le yoni qui est la Shakti de Shiva (l'énergie créatrice
du Dieu)- ; le Pithâ représente le Lotus à huit pétales
sur lesquels reposent les huit Mères, c'est à dire les huit
Energies de Shiva auxquelles le fidèle rend hommage. Ces Mères
(elles sont servies chacune par huit Yogini, 8x8 donne les 64 ghât
de Bénareè) ont pour noms : la "Très-Belle",
la "Très-Bonne", la "Hurleuse", la "Noire",
la "Qui-n'a-pas-de-membres", la "Qui-accroît-la-force",
la "Qui-réduit-la-force", la "Qui-dompte-tous-les-êtres"
; voir Pûjâris
Lingam visible: Rudra Bhâgâ.
Lo
Loka : Sanskrit:
monde, division de l'univers. Région, ou plan de l'existence, où
habitent des âmes. "Lieu" vibrant à un certain
niveau d'intensité spirituelle où vivent des êtres,
dieux, devas, ou hommes. Dans les écritures saintes hindoues, on
distingue trois lokas principales (Bhuloka, Devaloka, et Sivaloka) et
quatorze lokas secondaires.
Lumière : voir Dîpa.
Lu
Lune : Chandra ; Soma.
Lune : ou croissant de lune ; Chandra
.
M
Ma
Ma : Terme affectif et respectueux qui sert à désigner ou appeler
une femme hindoue.
Madapa : pièce située devant la chambre sacrée,
Gargha Griha, et où se tiennent les fidèles
Madhyameshvar
: temple le plus important de Bénarès ; voir Panchkroshi.
Mahâ Shivarâtri
: voir Fêtes annuelles.
Mahadeva : Sanskrit:
grand deva, ou: grand être lumineux. L'un des noms de Siva.
Sert également à désigner l'un ou l'autre des dieux, dont il existe des
multitudes, Ganesha,
Muruga, etc.
Mahisha : un des Asura, titan en forme de buffle, dévastateur
des trois mondes, vaincu par Dourgâ pourvue de 18 bras, évocateurs
de la force cosmique primordiale avec ses multiples manifestations différenciées.
Mahapralaya
: Sanskrit: grande dissolution. Dissolution universelle périodique
où les trois mondes se fondent totalement en Dieu (Siva),
ainsi que le temps et l'espace. A ce moment-là, toutes les âmes,
leur évolution étant achevée, perdent leur individualité
et se réunissent aussi à lui. Après mahapralaya,
Siva demeure seul en ses trois perfections, jusqu'à ce qu'il remette
en marche une nouvelle création.
Maha-Sivaratri
: Sanskrit: grande nuit de Siva.
La plus précieuse de fêtes sivaïtes, où l'on
adore et loue le Seigneur Siva. Se célèbre le jour et la
nuit de la nouvelle lune de février/mars. voir: fêtes
Maha-vakiam
: Sanskrit: grande phrase, ou formule. Phrase, formule ou aphorisme tiré
de quelque personne sainte ou sainte écriture, qui résume
un enseignement hindou. Les mahavakias les mieux connus sont ces quatre
des Upanishads : prajnanam Brahma (Conscience pure est Brahman) de l'Aïtreya-Upanishad,
aham Brahmasmi (Je suis Brahman) de la Brihad-aranyaka-Upanishad, Tat
tvam asi (Tu est Cela) de la Chandogya-Upanishad, et Ayam Atma Brahma
(l'âme est Brahman) de la Mandukiya-Upanishad. Les quatre mahavakias
en tamoul de Siva Yogaswami sont: thanaï ari (connais-toi), sarvam
Sivamayam (tout est Siva),
ellam Sivan seyal (c'est Siva qui fait tout), et summa iru (reste tranquille).
Mahesvara
: Sanskrit: grande divinité. L'une des épithètes
appliquées à Siva
en tant qu'Ame primordiale et Seigneur personnel.
Mâla : chapelet de 108 grains ; Sanskrit: guirlande, rosaire.
"Chapelet" dont on se sert pour pratiquer le japa, ou récitation
des noms des dieux. En tamoul, mala comporte un tout autre sens, désignant
les impuretés, ou liens qui limitent l'âme: anava, karma,
et maya. Seul, le terme "mala" peut désigner ces trois
en général, ou bien il peut se souder à l'un ou l'autre.
Par exemple, en parlant d'"anava", on peut dire: "anava-mala".
.
Mandir : bâtiment, désigne en général
un temple ; autel.
Mangkolam :
Motif visuel aux nombreuses variantes dont la forme s'inspire de la mangue.
Symbole qui s'associe au Seigneur Ganesha.
Mâtara
: les Mères, hypostases de la Grande Déesse ; elles sont
décrites dans les textes comme l'Agni Purâna ou la Mayadîpikâ,
comme ayant des faces humaines ou animales et chevauchant des formes de
toutes sortes : oiseaux, reptiles, poissons, mammifères. Elles
sont regroupées par huit autour es huit Grandes Mères, elles
sont associées à Shiva
sous la forme de Bhaïrava, soit sous la forme d'un cercle, le cercle
des " mères" que l'on rencontre dans certains sanctuaires
circulaires anciens ; ce sont des forces ambiguës, fées-sorcières
jouissant d'un pouvoir surhumain ayant pris un aspect tantrique par la
suite.
Math
: "monastère" où vivent les ascètes shivaïtes
et dont ils sortent qu'en certaines occasions.
Matrice : Garbhagriha, la chambre du Lingam
dans un temple.
Me
Medha : sacrifice.
Mi
Mo
Modaka : Boulette
de noix de coco rapée, riz, et sucre. La sucrerie préférée de Ganesha
qui se distribue comme prashadam après les cérémonies faites en son nom,
et surtout au moment de ses fêtes. Du point de vue ésotérique, modaka
représente le siddhi, l'accomplissement ou aboutissement spirituel, qui
est le plus agréable des choses agréables.
Monisme : Système de philosophie selon lequel il n'y a
qu'une sorte de réalité. Doctrine d'unité, c'est-à-dire, qui maintient
que la réalité ne se compose ultimement que d'une seule essence ou substance,
au contraire du dualisme, qui maintient qu'il y en aurait deux, et du
pluralisme, qui maintient qu'il y en aurait plusieurs. Le monisme enseigne
que le matériel et le spirituel, le physique et le mental ne sont qu'aspects
d'une même substance ou être unique.
Montures : des Dieux : Vâhanas.
Mu
Mûdra : gestes qui accompagnent la récitation des
Mantra.
Mûlamantra
: évocation à Shiva.
Mûla-mantra : mantra spécial prononcé pour
sa divinité personnelle.
Muni : ascète, sage ou sadhu qui se voue au silence total
ou qui ne parle que rarement et recherche la tranquillité de l'esprit
;le muni vit souvent en reclus.
Muruga : Tamoul:
le beau. Un dieu, frère cadet de Ganesha.
Dieu Siva
créa ce dieu pour assister les âmes dans leur évolution, et surtout dans
la pratique du yoga ; voir Sanat-Kumar ; Saravana ; Seval ; Shanmukha
, Subramanya ; Surapadman.
Mushika
: La monture du Seigneur Ganesha, la souris. Celle-ci est le symbole traditionnel
de l'abondance. Et c'est Mushika qui porte la grâce de Ganesha dans tous
les coins et recoins de l'esprit.
N
Na
Nâgâ sannyâsin
: ascète shivaïste dont l'origine remonterait à 904,
leur divinité tutélaire est Skanda.
Nagar : ville.
Nama-diksha : Sanskrit: initiation du nom. Se nomme aussi
namakarana-samskara. Cérémonie qui se fait chez soi ou au temple par laquelle
on donne un nom au nouveau-né, ce qui assure la connexion avec ses devas
gardiens. Ce sacrement se donne aussi à n'importe quel âge, et à toute
personne qui adopte l'hindouisme n'ayant pas eu de religion auparavant,
ou qui, partant d'une autre religion, s'y convertit.
Namasivaya :
Sanskrit: Adorations à Siva.
Mantram suprême du sivaïsme qui se nomme aussi le Panchakshara, ou cinq
syllabes. On trouve Namasivaya exactement au centre du Yajur-Veda, qui
est le veda central des trois vedas originels, le Rig, le Yajur, et le
Sama. Chacune des cinq syllabes comporte sa signification propre. Ainsi,
na représente la grâce obscuratrice de Siva, ma est le monde, si est Siva,
va est sa grâce révélatrice, et ya est l'âme individuelle. C'est donc
toute la pensée et le tout le mysticisme saïva-siddhantins que résument
les cinq syllabes. Namasivaya est une force mystique, et seul l'initié
devrait s'en servir.
Nandi
: Sanskrit: le joyeux. Vahana, ou monture, de Dieu Siva.
Taureau blanc à la queue noire. Symbole du dévot idéal, qui est en communion
constante avec Siva (Nandi, dans le temple, a l'oeil éternellement fixé
sur l'image de son Maître).
Nandinatha
: Sanskrit: seigneur de Nandi. L'un des noms de Siva.
Désigne également un siddhar (env. IIe a.n.è.), le Satguru de Sundaranatha
(ou Tirumular, le célèbre Siva-jnani qui écrivit le Tirumantiram). On
ne sait rien de Nandinatha autre que ce qu'en dit Tirumular : qu'il était
un maître ayant atteint à l'ultime réalisation spirituelle. Il forma ses
huit disciples principaux (Tirumular, Patanjali, Vyagrapadar, Sanat Kumar,
Sivayogamuni, Sanakar, Sanadanar et Sananthanar) et leur transmit une
richesse d'enseignements sivaïtes-agamiques. Cette lignée spirituelle
se nomme Nandinatha et elle est la plus ancienne qu'on connaisse parmi
les lignées nathas, ou Natha-sampradaya.
Natarâja
: Sanskrit : le Roi de la Danse Cosmique ; Dieu Siva
en tant que Danseur cosmique. Sa danse de tandava représente ses cinq
puissances en action: création, préservation, dissolution, grâce obscuratrice,
grâce révélatrice. L'un de ses pieds, qui représente la grâce obscuratrice,
est posé sur le démon Muyalaka qu'il maîtrise, celui-ci étant le symbole
de l'ignorance et la bassesse. L'autre pied, qui est levé, représente
sa grâce révélatrice. L'une de ses mains se lève en geste de bénédiction--elle
représente la préservation, une autre montre le pied de la grâce, la troisième
bat le tambour de la création, et la quatrième tient le feu de la dissolution;
voir Shiva.
Navaratri
: Sanskrit: neuf nuits. Fête sivaïte importante qui se célèbre pendant
le mois de puttathi, septembre-octobre. En ce jour, on adore Dieu Siva
en forme de Parashakti, Mère universelle, par la prière, le rite, et les
chants. Shakti est l'énergie manifeste de Dieu Siva, unie inséparablement
à lui ; Vijaya- Dasimi ; Vihayaga ; Vihayaga-Viritam.
Ne
Ni
Nirguna-Brahman
: Sanskrit: Brahman sans qualités. Dieu en tant que Réalité absolue, Parasivam
ou Parabrahman. Dans cet aspect ou perfection de lui-même, il transcende
tout à fait les trois gunas (qualités), l'existence manifeste, et même
Satchidananda qui possèdent tous des qualités percevables.
Nirvikalpa-samadhi : Sanskrit: samadhi (contemplation) sans graine.
La réalisation du Soi. L'aboutissement ultime. L'expérience, ou plus correctement:
la non-expérience, de Parasivam. Cela qui existe au-delà du temps, de
l'espace, et de toute forme.
Niyama
: vertus "religieuses" : Dâna, charité ; Hrî,
modestie ; Shaucha, pureté intérieure et extérieure
; Santosha, contentement ; Sanskrit : pratique, ce qu'on fait. Au pluriel:
les pratiques religieuses. Les huit niyamas, ensemble avec les huit yamas
(restrictions) établissent, en très peu de mots faciles à apprendre par
c¦ur, les principes de moralité positifs ( c'est-à-dire: qu'il faut faire,
par opposition aux yamas qui sont les principes "négatifs", ce qu'il ne
faut pas faire). Ils sont: 1. Cultive la pureté par la pensée, la parole,
et l'action. 2. Aime ton prochain. 3. Recherche la tranquillité et la
satisfaction. 4. Cultive la piété par la dévotion et la méditation quotidiennes.
5. Sois indulgent et constant dans l'adversité. 6. Donne la dîme, sois
généreux et désintéressé. 7. Lis et relis les saintes écritures. 8. Adonne-toi
de temps à autre à la pénitence, à l'austérité, et au sacrifice. Voir:
yama. non évoluant
: Qui ne participe pas à l'évolution, parfait, complété, immuable. Qui
ne change pas de forme pendant aucun des cycles de l'évolution. Qualificatif
qui s'applique à Dieu Siva,
ou à "perfection" de Dieu Siva. On peut appuyer sur le même concept en
utilisant les deux mots ensemble: perfections non évoluantes de Dieu Siva.
.
No
Ny
O
Oc
P
Pa
Panchakshara-mantra
: Sanskrit: invocation à cinq syllabes. Le plus puissant mantra du sivaïsme.
Panchakoshi : route circulaire d'un rayon de 32 kilomètres
(environ 60 km au total) dont le centre est le temple Madhyameshvar, que
suit le pèlerin pendant cinq jours autour de Bénarès
et qui délimite un immense mandala..
Pânda : guide d'un temple, prêtre brahmane
de bas lignage qui exécute des cérémonies rituelles
pour le compte des dévots et qui guide les pèlerins dans
le temple.
Pandaram : Sanskrit: gardien, concierge. Personne qui s'est chargée
des devoirs de prêtre sans nécessairement avoir reçu la formation ou l'initiation.
Pandit : prêtre ; titre honorifique attribué aux Brahmanes
ayant une connaissance approfondie des textes sanskrits ; voir Pûjârî.
Para : Préfix
sanskrit qui signifie suprême ou au-delà, et la plus haute ou ultime dimension
de la chose à laquelle il s'affixe. Ainsi Parasivam
est Siva
le Transcendant, l'Absolu. Peut aussi apparaître comme param ou parama,
Paramatma, par exemple.
Parabrahman
: Sanskrit: Brahman suprême. Réalité absolue, le Cela qui est au-delà
même de l'Etre manifeste de Brahman, Cela qu'on ne peut décrire car il
ne contient ni temps, espace, forme, causalité, ni même esprit ou conscience.
Equivaut Parasivam. Dans les Vedas, ce terme sert souvent et simplement
à exalter Dieu ou Brahman, qu'il s'agisse ou non de son aspect absolu.
Paramatma
: Sanskrit: âme ou Soi suprême. Le Soi universel des Upanishads, ou Réalité
suprême, Parabrahman ou Parasivam. Voir: âme, atma, Parabrahman, Parasivam,
Réalité absolue, Soi-Dieu.
Parasakti
: Sanskrit: Sakti suprême. Dieu Siva
en forme de Mère universelle. Equivaut "Sakti". Et parfois indique l'aspect
ultime de Sakti, soit: Parasivam.
Parasivam
: Tamoul: Siva
transcendant. Dieu Siva en tant que Réalité absolue. "Cela" qui transcende
le temps, l'espace, même la forme, et qui échappe à toute tentative de
description. Le Soi-Dieu.
Parvati
: L'un des noms de Sakti, Mère universelle. Dieu Siva
en forme féminine. En mythologie, Parvati est l'épouse de Siva. Mais en
réalité, Sakti est la puissance créatrice, la puissance à manifester,
de Dieu Siva, et elle est inséparable de lui.
Pasam
: Sanskrit: corde, attache. En Saïva-siddhanta, pasam désigne les attaches,
ou liens qu'éprouve l'âme: anava, karma, maya. Pasam est cependant utile
à l'âme, l'aidant à faire son chemin spirituel vers la réalisation de
Dieu. Voir: anava, karma, maya, âme, triple liens. pasu: Sanskrit: vache.
En Saïva-siddhanta, pasu est l'âme, la "vache" qui est attachée par la
"corde" de pasam.
Pasupati
: Sanskrit: Seigneur des animaux. Nom très ancien de Dieu Siva
où il est conçu comme le berger des âmes et le protecteur de toute vie.
Cette représentation de Siva est la plus ancienne que nous connaissions.
Elle figure sur le célèbre sceau Pasupati de la civilisation de l'Indus.
Il serait donc vieux de 3500 à 6000 ans.
Pati
: Un sans second, éternel, Origine unique du monde, inconcevable
; voir Shiva.
Pe
Peruman :
"Le Grand". Nom de Dieu Siva
qui implique un immense respect, et le sentiment d'être fortement impressioné
par lui.
Ph
Pi
Pl
Po
Pottu : Petit rond de poudre rouge (kumkum) qu'on se met au milieu
du front, un peu plus haut que le niveau des sourcils. Symbolise l'ouverture
du troisième ¦il, organe de vision de l'âme, de vision superconsciente.
Pr
Pradakshinâ
: acte rituel de tourner autour du lingam,
de faire le tour d'un lac par exemple dans le sens solaire, c'est à
d ire dans le sens de l'horloge; Sanskrit: faire face par le côté droit.
Faire cérémonieusement et avec dévotion le tour du temple, du sanctuaire,
ou du lieu saint dans le sens des aiguilles d'une montre, c'est-à-dire
en maintenant le temple à sa droite tout le temps du tour (d'ou provient
le nom). Cette pratique aide l'esprit à se détacher de ses soucis mondains
et se tourner vers le divin. ; voir rites tantriques.
Prajâpati
: la force créatrice ; avec Sûrya, la force lumineuse, Yama,
la force contrôlante, ils ont démêlé les convulsions
cosmiques des premiers temps (selon la tradition Rudra-Shiva).
Prasadam : Nourriture et autres offrandes qu'on présente
à la divinité ou personne sainte pendant un puja. Une fois le puja terminé,
ces offrandes sont considerées comme bénites et distribuées aux dévots
réunis. voir Karma.
Pu
Puissances divines ordonnantes : selon
la tradition Rudra-Shiva : Sûrya, la force lumineuse ; Prajâpati,
la force créatrice ; Yama, la force contrôlante ; ils ont
démêlé les convulsions cosmiques des premiers temps
(selon la tradition Rudra-Shiva).
Pûjâ : rite d'adoration réalisé
d'une à six fois par jour selon l'importance du temple ; rite agamique,
public ou privé, qui se dirige vers l'image divine, et dont le but est
d'invoquer la divinité, et d'établir avec lui et les mondes subtiles un
lien de communication psychique. L'officiant, ou pujari, prononce des
chants qui louent le dieu, l'invoquent, et le supplient d'accorder ses
bénédictions, tandis qu'il présente de diverses offrandes selon la tradition:
de l'eau, eau de rose, pâte de bois de santal, saintes cendres, fleurs,
grains de riz, encens, diverses nourritures, et flammes à base d'huile,
de beurre clarifié, ou de camphre. Au cours de cérémonies spéciales, pendant
les jours saints par exemple, le puja comprendra un abishekam, ou bain
rituel du dieu. Les nourritures et autres substances offertes pendant
le puja sont, par ce fait, bénites et deviennent prasadam, ou "sacrement"
dans le sens de substance ou aliment qui contient la présence ou vibration
spirituelle de la divinité. On passe ces prasadams à tous les dévots présents
immédiatement après le puja. Le puja peut se diriger également vers le
guru. ; voir Archana ; Atmartha-puja.
Pûjârî
: prêtre chargé de célébrer le culte (Puja)
; culte du Ligam ; est contrôlé par la caste des Nattukottai
Chettiar; officiant d'un puja public ou privé, fait soit au temple ou
à domicile. Prêtre du temple hindou. Profession qui se transmet le plus
souvent de père en fils, notamment chez les sivachariya (prêtre sivaïte,
formé en liturgie agamique) et le brahmanes smartas qui reçoivent une
formation ample et fort détaillée. Peut désigner n'importe quelle personne
qui fait un puja au temple ou chez lui/elle ; voir Pandit.
Purnima : Sanskrit: pleine lune. Le jour de la pleine lune,
souvent de bon augure pour les fêtes, dont la Guru-Purnima en juillet/août.
Pusam : Huitième
maison lunaire. Thaï-Pusam est une grande fête pour le Seigneur Muruga.
Pushan : Sanskrit: celui qui nourrit. Nom védique du dieu
Surya, le Soleil. On l'invoque comme celui qui accorde les biens, la prosperité,
qui inspire la générosité, et qui révèle les trésors cachés.
Q
R
Ra
Re
Ri
Rite : âgama ; pendant le rite l'adorateur devient
le Dieu qu'il adore, il est le Dieu ; voir Hirîskshana ; Sakalîkarana
; Shrâddhas; Satî ; Samdhya ; Tarpana ; Vrâtyasoma ;
Udaka-karma ; Sapindî karana ; Dîhshâ ; Abhisheka ;
Rahasya ; Prâtahkritya ; Sûrya namskar ; voir rites tantriques.
Rites du réveil : Prâtahkritya.
Rites tantriques
: les différentes parties du rituel, Upachâra : - Prabodha,
le réveil du Dieu et l'ouverture des portes du temples ; - Snâna,
le bain cérémoniel de la statue divine suivi de l'application
sur son corps de pâte de bois de santal ; on la revêt de ses
habits. Ces cérémonies ont lieu derrière une tenture
dressée entre les fidèles et l a chambre sacrée ;
- Âvâhana, invocation du Dieu, présentation d'offrandes
avec le feu, la cloche, Ganthâ, et la conque, Shankha ; - Archaka,
adoration proprement dite du Dieu avec offrandes de fleurs, d'eau sacrée
et récitation de mantras ; - Pradakshina, marche solennelle du
cortège des prêtres autour de la statue dans le sens des
aiguilles d'une montre ; c'est un rite d'hommage courant en Inde ; - Balidâna,
présentation d'offrandes de riz, de grains, de beurre fondu, Ghî,
de fleurs, d'eau parfumée, d'encens, de camphre, de feuilles de
bétel, de pâte de bois de santal ; - Âratî, une
lampe, dîpa, est balancée de droite à gauche en chantant
des mantras ; elle est parfois remplacée par un vase rempli de
safran. Ce rite a un sens prophylactique ; - Prasâda, la nourriture
est offerte au Dieu (riz, fruits, douceurs sucrées) ; la nourriture
est placée à gauche de l'image et celle qui est cuite est
placée à sa droite (on n'offre pas de nourriture cuite à
Shiva).
Cette nourriture, devenue sacrée et "puissante" est distribuée
ensuite aux fidèle ; - Prârthana, les supplications au Dieu
: pétitions, demandes de faveur, d'aide ; - Visarjana, congédiement
du Dieu par des mantras ; les adorateurs quittent le Dieu avec des chants.
Rituel : voir Pradakshina ; Samdhyâ ; Pûjâ.
Ro
Ru
Rudra : Dieu
védique. Il domine Bénarès
sous la forme de Shiva
; l'un des noms de Dieu Siva en son aspect de destructeur, c'est-à-dire
Celui qui, à l'heure propice réabsorbe sa création. Voir: destructeur,
réabsorption, Mahesvara.
Rudraksha : Sanskrit: oeil de Siva.
Nom de l'arbre eleocarpus ganitrus, dont le fruit ressemble à une grosse
bille d'un exquis bleu ciel, et dont la graîne à plusieurs facettes rouge-brun
est sacrée à Siva. Les adeptes sivaïtes portent des chapelets de rudraksha
autour du cou, et s'en servent pour faire leur japa (répétition du mantra)
; voir Rudra-gana.
Rudra bhâgâ :
le lingam visible.
Rudra-gana : la foule des Rudra.
Rudrâksha : baies dures et rugueuses composant les 108 grains
du chapelet shivaïte.
Rudras : ni Dieux ni esprits ; font partie de la suite de Rudra
dans sa forme terrible.
S
Sa
Sadasiva :
Sanskrit: éternellement joyeux et prospère. L'un des noms de Siva
en tant qu'Ame primordiale au corps lumineux et parfait, d'une beauté
indescriptible, infiniment capable et souverain.
Sâdhak
: adepte ; initiation qui permet l'union avec Shiva
; les fidèles qui pratiquent le culte Vâmachâra ; il
en existe trois groupes : Pashu, Vîra, Divya qui correspondent aux
trois guna ; seuls les Vîra peuvent pratiquer le Maîthuna
; voir Shâkta.
Sâdhu: Sanskrit: pieux. Un chercheur sincère et
homme saint. Le plus souvent, un ascète et mendiant qui vit une vie simple,
n'ayant ni biens ni gîte. Voir: rishi, sage, swami, yogi. sage: Saint
homme qui est pur intérieurement, mais dont l'aspect extérieur peut être
ordinaire. Généralement, il n'enseigne pas.
Sage : Jnânin ; Rishi.
Saguna-Brahman :
Sanskrit: Brahman avec qualités. Siva
à la fois en tant que Dieu personnel et en tant que Satchidananda, existant
dans la forme, qui possède les qualités d'omniprésence, omniscience, amour,
etc. Contraire de nirguna-Brahman, Brahman sans qualités, qui n'existe
pas dans la forme.
Saïva-siddhanta
: Sanskrit : ultimes conclusion du sivaïsme. La plus étendue et influente
des écoles sivaïtes contemporaines. Elle domine surtout parmil les Tamouls
de Sri Lanka et de l'Inde du Sud. Saïva-siddhanta est un terme des Agamas
sivaïtes. Plus tard il est repris et expliqué à de nombreuses reprises
par le siddhar sivaïte Tirumular dans son Tirumantiram. La philosophie
saïva-siddhantine est à la fois théiste et moniste, percevant Siva
comme la totalité de tout ce qui est, le Seigneur personnel qui crée par
émanation tout ce qui existe, et en même temps l'Absolu, ou Réalité absolue,
qui transcende toute chose. Les âmes et le monde sont essentiellement
identiques à Siva, et pourtant ils évoluent en même temps. Le Saïva-siddhanta
appuie sur une conception de l'évolution où l'âme passe par quatre stages
distincts et successifs, les marga: chariya, kriya, yoga et jnana. Bien
plus tard, au XIIIes., une école pluraliste s'est manifestée autour de
la personne du saint Meykandar. Elle compte aujourd'hui un grand nombre
d'adhérents, surtout dans les milieux érudits.
Sakalîkarana : rite au coucher de se couvrir
d'un corps de mantra en posant la main sur diverses partie du corps et
en les prononçant.
Samdhyâ : rituel quotidien qui se pratique trois fois par
jour.
Samhâra mûrti
: le destructeur qui renouvelle la vie ; voir Shiva.
Samaya-achariya
: Sanskrit: personne qui enseigne la religion. Titre désignant
l'un ou l'autre des quatre saints sivaïtes tamouls (du VIIe au IXe
s.), Sambandar, Appar, Sundarar, et Manikkavasagar, qui étaient
fort influents durant la renaissance sivaïte. Ils sont estimés
comme parmis les plus grands bhaktas et mystiques de l'histoire sivaïte,
reconnus surtout pour leur vies exemplaires et leurs exquises chansons
devaram.
Samaya-diksha : Initiation où l'on transmet le mantra Namasivaya,
et qui introduit définitive dans la religion sivaïte. Se nomme
aussi Siva-diksha,
Sanglier primordial : Varâha.
Sanatana-dharma : Sanskrit: perfection éternelle, chemin
éternel. Le plus ancien nom de ce que nous ap pelons aujourd'hui
hindouisme.
Sanat-Kumar :
Sanskrit: prince éternellement jeune et beau. L'un des noms du
dieu Muruga
en tant que Prince des trois mondes, ou fils de leur Souverain, Siva.
Esotériquement, ce nom désigne les qualités royales
et divines qui sont celles de tout corps de l'âme qui est arrivé
à la maturité, notamment : luminosité, et beauté
qui ne se ternit pas avec l'âge.
Sankara
: Sanskrit: ce qui amène la prospérité, de bon augure,
bénéfique. S'écrit aussi Shankara ou Samkara. 1)
L'un des noms de Siva.
2) Nom d'un moine du IXe s., Adi Sankara, haut guru de la smarta-sampradaya.
Il a profondément marqué l'hindouisme, surtout en promuant
son advaïta-vedanta, en renforçant la pratique de l'eclectisme
dans la dévotion, en établissant dix ordres de sannyasis,
et par de nombreuses écritures, dont des commentaires sur les écritures
saintes.
San-marga : Sanskrit: le bon, ou droit, chemin. Décrit les
enseignements saïva-siddhantins qui ont pour but de propulser l'âme
en ligne droite jusqu'à la réalisation de Dieu.
Sannyâsin : saint homme; ; renonçant, moine
mendiant ; Sanskrit : celui qui jette à terre ou abandonne. Moine hindu,
homme célibataire qui à renoncé au monde pour chercher la réalisation
de Dieu et servir l'humanité. Il a reçu l'initiation, sannyas-diksha,
de la part d'un sannyasi qualifié. Ainsi, fait-il partie de la confrèrie
globale (les saints ordres) des sannyasis. Généralement, cette initiation
n'est accordée qu'après des années de formation.
Sannyasi : Sanskrit: celui qui jette à terre ou abandonne.
Moine hindu, homme célibataire qui à renoncé au monde
pour chercher la réalisation de Dieu et servir l'humanité.
Il a reçu l'initiation, sannyas-diksha, de la part d'un sannyasi
qualifié. Ainsi, fait-il partie de la confrèrie globale
(les saints ordres) des sannyasis. Généralement, cette initiation
n'est accordée qu'après des années de formation.
Sant : sanscrit, peut se traduire par saint ; veut dire réel
,vrai, juste, bon, vertueux ; Saj-jana : homme vertueux .
Sapindî karana
: rite qui aide au développement du Linga
Sharîra par l'offrande chaque jour
au preta d'une boule de riz ou de farine roulée avec du lait, la
pinda. Le Linga Sharîra est formé entièrement le onzième
jour, ce qui donne lieu à une cérémonie solennelle
appelée Shrâddha.
Saptamatrika
: les 7 sakti, mères du monde, protégées par Shiva.
Sarasvati
: Sakti, ou Mère universelle. Siva
conçu en forme féminine en tant que déesse des arts et des sciences. On
la représente souvent portant un sari blanc, tenant une vina, assise sur
un cygne ou une fleur de lotus. On prie à cette déesse qu'elle nous accorde
culture, beauté et connaissance.
Saravana : Lac de l'Essence divine où, selon la mythologie, le
Seigneur Karttikeya (forme de Muruga
ou Skanda) est
né de la puissance de Siva. .
Satchidananda
: Sanskrit: Vérité, conscience, béatitude. L'esprit
divin du Seigneur Siva,
et en même temps l'esprit superconscient de chaque âme individuelle.
Amour et conscience purs. Conscience omniprésente, toute-puissante,
omnisciente. Elle est la source de tout ce qui existe, et en même
temps, elle contient toute l'existence. Elle pénètre et
emplit toute l'existence. Elle est le substrat de toute forme, de tout
ce qui est.
Satî
: épouse de Shiva
qui s'était immolée sur le bûcher funéraire
de son époux et qui était devenue le symbole de la fidélité
; rite des veuves se faisant brûler sur le bûcher funéraire
de leur mari.
Savitri : autre nom de Surya ; voir Saurya.
Se
Section territoriale
: (religieuse) Khanda ; il y a trois Khanda à Bénarès.
Serviteur de Shiva
: Gana, ancien Yaksha.
Seval
: Gros coq de combat rouge qui orne le drapeau que le Seigneur Muruga
porte en bataille. Seval annonce l'aube de la sagesse et la défaite des
armées de l'ignorance.
Sh
Shadkonam
: Etoile à six rayons qui est inscrit sur les yantra du Seigneur Muruga.
Elle se compose de deux triangles superposés. Celui dont la pointe est
en haut représente Siva
en tant que feu. Celui dont la pointe est en bas représente Sakti en tant
qu'eau. Les deux, s'unissant, conçoivent le divin Enfant, Muruga,
dont six est le nombre mystique.
Shaiva
: culte du grand Dieu Shiva,
Maître des ascètes, des cénobites dont le rituel sévère
correspond à l'aspect transformateur de ce Dieu.
Shaiva-âgama : voir Agama.
Shâkta : culte de la Shakti de Shiva,
son énergie, sa puissance divine manifestée dans la création
; le Dieu ne peut agir qu'à travers sa parèdre qui est alors
la Grande Déesse, le Déesse mère, à travers
laquelle la Libération est possible, principalement sous son aspect
de Dôurgâ, très vénérée à
Bénarès.
Ce dernier culte comporte deux voies : l'un appelé Vâmachâra,
"de gauche, oblique, inverse", qui ne peut être suivi
que par une certaine catégorie d'hommes, le Vîra, "ceux
qui tente d'atteindre leur but en traversant la sphère du danger"
; ce rituel utilise entre autres l'acte sexuel rituélique, Maïthuna,
pour se réaliser. Il existe divers rituel Shâkta : Rahasya
pûjâ, le rituel secret, composé de cinq éléments,
Panchatattva, appelés les 5M : Madya, le vin ou une liqueur alcoolique
; Mâmsa, la viande ; Matsya, le poisson ; mudrâ, des graines
de céréales grillées ; Maïthuma, l'union sexuelle.
Les fidèles qui suivent la voie "de droite", Dakshinâchâra,
utilisent dans le rituel des symboles de substitution et mènent
une vie très pure et d'une grande spiritualité ; voir tantra.
Shâkta-âgama : voir Agama.
Shakti : "énergie" ; puissance de manisfestation
; énergie cosmique ; parèdre d'un Dieu. Pârvati pour
Shiva
; Sanskrit: puissance, énergie. La force active de Dieu Siva,
populairement représentée en forme féminine, en déesse
ou devi -Parvati
ou Lakshmi, par exemple. Du point de vue saïva-siddhantin, l'énergie
divine de Dieu Siva est inséparable de lui, Dieu étant considéré
ni masculin ni féminin, ou bien, si l'on préfère:
la réconcialition de cette, et de toute, dualité. "Shakti"
écrit avec "h", et le plus souvent sans majuscule, indique
la puissance impersonnelle, la shakti du temple, par exemple, ou les shaktis
de Siva le Souverain: iccha (amour), kriya (action) et jnana (sagesse)
; la puissance active et manifeste de Dieu Siva. Les trois pointes du
trisula représentent les trois shaktis fondamentales de Siva: iccha (amour),
kriya (action), et jnana (sagesse). On représente et on parle parfois
de ces shaktis en tant qu'épouses de Siva, ou d'autre shaktis en tant
qu'épouses d'autres dieux. En fait, elle sont les puissances manifestes
de Dieu et des dieux. Ainsi les deux shaktis du Seigneur Ganesha
sont Buddhi, sa puissance à discerner, et Siddhi, sa puissance à reussir
dans les entreprises spirituelles. Dans un sens plus général, shakti désigne
l'énergie divine qui se manifeste dans un temple ou lieu saint, et surtout:
au point culminant du puja, dans les profondeurs de la méditation, ou
en présence d'une personne sainte. Sakti (sans h) désigne cette même force
divine conçue, vue, ou représentée en tant que déesse, qui en vérité n'est
autre qu'aspect de Siva. Voir: déesse, Ganesha, Sakti, Siva, trisula.
Shaktisme : Religion que pratiquent les adorateurs ou fidèles
de Sakti en tant qu'Etre suprême. L'une des trois sectes principales
de l'hindouisme qui se compose, à son tour, de nombreuse subsectes
aux théologies diverses. L'objectif principal des saktites est
d'atteindre moksha, la délivrance du cycle des incarnations. Les
pratiques du saktisme sont semblables à celles du sivaïsme,
mais les Saktites appuient toutefois plus fortement sur Dieu en tant que
source de puissance, plutôt qu'en tant qu'Etre à connaître
et aimer. On y adore exclusivement Sakti en tant qu'Etre suprême,
ou aspect dynamique du divin, tandis qu'on conçoit Siva
comme étant uniquement transcendant. Dans la cosmologie saktite,
c'est Sakti et non pas Siva qui est l'origine du monde et de la vie, qui
est Créatrice, et qu'on doit adorer. Et, au contraire de la conception
saïva-siddhantine, Siva et Sakti ne sont pas considerés comme
une unité parfaite et indivisible. L'une des sectes mineures du
saktisme se distingue par ses pratiques "tantriques" en se servant
consciemment du monde et de la forme pour en sublimer les énergies
et enfin, les transcender.
Shalbhanjikas : déesses des arbres ; elles sont toutes des manifestations
de l'énergie primordiale et toujours Shakti qui se manifeste à l'homme
sous ces formes empreintes de la puissance et de la grâce divine.
Shankha : conque.
Shanmukha : Sanskrit: aux six visages. L'un
des noms du Seigneur Muruga, qui désigne ses diverses fonctions célestes.
Shikhara : coupole ; dôme qui surmonte la mandapa.
Shiva : Samhâra
Mûrti, le destructeur qui renouvelle la vie ; Rudra ; Natarâjan,
Roi de la Danse Cosmique ; Arama Narîshvara, le divin androgyne
créateur (représentation androgyne de Shiva au corps moitié
homme et moitié femme, voir photo de l'Art Institut de Chicago)
; Pati, Un sans second, éternel, Origine unique du monde, inconcevable,
en lui tout se résorbe et tout naît ; Bhaïrava sous
sa forme terrible ; il a aussi pour nom Kedârnâth ; Mahâyogi,
le yogin suprême ; Shashânkashekhara, Celui qui porte sur
sa tête le croissant de lune ; Mirda, celui qui pardonne, qui octroie
la grâce ; voir Trilochara ; Shiva gâvatrî ; Mûlamantra
; Japa ; Ardhanarishvara ; Atharva ; Jata- mukuta ; Bilva ; Isa ; Kriya-shakti
; Mahesvara ; Navaratri ; Peruman ; Rudra ; Rudraksha.
Shiva Gâvatrî : mantra dit en hommage à Shiva.
Shmashâna : le site de crémation sur les bords
du Gange.
Shrâddha : cérémonie qui à lieu le onzième
jour et un an après la crémation (cette cérémonie
favorise aussi le réincarnation d'un nouveau né dans la
famille) ; voir Sapindî Karana.
Si
Siddha : vient
du terme sanskrit SIDH, réussir, atteindre le but, valoir, accomplir,
réaliser ; le Siddha est celui qui est accompli, doué de
Siddhi qui sont des pouvoirs surnaturels ; dans le Nord de l'Inde on les
appelle Nâtha, dans le sud, Sittar ; le culte des Siddha est conservé
chez les Kânphata, yogins de tradition antique. On admet l'existence
de 84 Siddha et de 9 Nâtha, personnages semi-divins et semi-humains
qui vivent dans des endroits inaccessibles, le plus souvent l'Himâlaya
; voir Lettres de Bénarès de Jean Rivière, page 174
Siddha Vinâvaka : un des noms
de Ganesh.
Siddhanta
: Sanskrit: ultimes aboutissements, ultimes conclusions. Désigne la compréhension
ultime atteinte, ou capable d'être atteinte, dans n'importe quelle matière.
Spécifiquement, sert à décrire la philosophie qui se base sur les Agamas,
telles que le Saïva-siddhanta et le siddha-siddhanta qui se basent sur
les Agamas sivaïtes. Les Siddhantins s'inspirent généralement d'une doctrine
où Dieu est à la fois immanent et transcendant, et où l'âme s'avère ultimement
identique à Dieu, identité qui peut se "réaliser" par une certaine évolution
qui s'obtient en suivant un chemin spirituel bien déterminé. Signification
semblable à celle de vedanta, qui signifie "conclusions ultime des Vedas",
bien que les deux, Siddhanta et Vedanta, soient malheureusement souvent
mal compris et considérés aux antipodes l'un de l'autre. En fait le Siddhanta
des Agamas sivaïtes comprend le Vedanta. Et Siddhanta et Vedanta, comme
l'enseigne les anciennes écritures, ultimement ne font qu'un.
Siddhi
: pouvoirs ; pouvoirs psychiques et autres; pouvoirs surnaturels ; Sanskrit:
pouvoir "surnaturel" ou réalisation. Surtout au pluriel: pouvoirs dit
"surnaturels" qui sont en réalité naturels à l'âme, lorsqu'elle exprime
son essence, ou identité à Siva.
Ce sont les pratiques, ou sadhanas yogines soutenues qui éveillent le
réseau des chakras et nadis des corps physique et subtiles, et le font
s'épanouir. Les siddhis peuvent se manifester pendant que l'adepte poursuit
sa recherche spirituelle, une fois qu'il en a atteint l'objectif, la réalisation
du Soi, ou après avoir répété cette expérience de nombreuses fois.; voir
Bhâng ; Siddha.
Site de crémation : Shmashâna.
Siva : Sanskrit:
Celui qui est de bon augure. Siva existe partout et en toute chose. Tout
ce qui existe n'est autre que lui-même, l'Unique et sans second,
Etre suprême et Réalité absolue. Il est à la
fois immanent (dans la forme) et transcendant (au-delà de la forme).
Siva-advaïta : L'une des six écoles sivaïtes.
Se nomme aussi: Siva-vishista-advaïta (non-dualisme qualifié),
et se base sur l'¦uvre de Sri Kantha (XIe ou XIIe s.). Cette école
existe encore aujourd'hui, mais elle ne compte guère d'adhérents.
En pratique, elle appuie sur l'importance de la contemplation continue
de Siva,
et réconcilie avec des arguments fort fins, le Vedanta et le Siddhanta.
Selon Siva-advaïta, l'âme ne s'unit jamais totalement à
Brahman, mais elle partage avec lui toutes les divines qualités.
Sivabhakti : Amour et adoration de Siva.
Sivadhyanam : Sanskrit/tamoul: méditation sur Siva.
Sivaïsme : Religion que pratiquent les adorateurs ou fidèles
de Siva,
qu'ils considèrent Dieu suprême. Le sivaïsme est l'une
des trois sectes principales de l'hindouisme et la plus ancienne. Il se
divise à son tour en un nombre de subsectes aux théologies
distinctes. L'objectif principal des Sivaïtes est moksha, état
où l'on a plus à se réincarner. La voie sivaïte
se compose de quatre périodes spirituelles successives, ou chemins
à suivre, pratiques à accomplir, les marga: chariya, kriya,
yoga et jnana.
Sivaïsme de Cachemire : L'une des six écoles sivaïtes.
Le sivaïsme de Cachemire enseigne que Dieu Siva est à la fois
immanent et transcendant, appuie très fortement sur l'aspect moniste
de la philosophie sivaïte, et très légèrement
sur son aspect théiste. Pour atteindre à l'objectif ultime
de la réalisation du Soi qui est Dieu Siva, l'aspirant cachemiriste
pratique surtout la purification et le yoga, et comptera moins sur l'efficacité
des dévotions envers l'aspect personnel de ce même Dieu.
Sivaïsme de Goraknath: L'une des six écoles, ou sub-sectes,
du sivaïsme, qui se nomme aussi Siddha Siddhanta. Cette école,
comme la Saïva-siddhanta adore Siva en tant que Dieu immanent et
transcendant. Elle préconise les pratiques dites de Siva-yoga pour
arriver à s'identifier et s'unir à Siva, chemin où
l'adepte apprend surtout la maîtrise des sens et du corps. Voir:
sivaïsme de Cachemire, sivaïsme Pashupata, Saïva-siddhanta,
Siddha-siddhanta-paddhati, Siva-advaïta, Vira-sivaïsme.
Sivaïsme Pasupata: L'une des six écoles du sivaïsme,
dont la philosophie est à la fois moniste et théiste. Siva
y est conçu comme cause suprême et Seigneur personnel de
l'âme et du monde. La pratique pasupata appuie fortement sur la
sadhana et la recherche de la "grâce interne de kundalini".
Sivajnanabotham : Tamoul: traité de la sagesse sivaïte.
oeuvre soit composée, soit traduite, par Meykandar, qui consiste
en seulement douze strophes et décrit les rapports entre Dieu,
l'âme et le monde. La sampradaya meykandar interprète le
Sivajnanabotham comme postulation pluraliste. D'autres considèrent
que l'oeuvre elle-même est foncièrement moniste, et que ce
ne sont que les commentateurs postérieurs qui lui ont donné
une telle interprétation. Il se peut que l'¦uvre ait été
composée par Meykandar, ou bien qu'il l'ait simplement traduite
d'une section du Raurava-agama.
Sivajnanam : Sanskrit/tamoul: sagesse sivaïte. Connaissance
profonde qui advient lorsque l'adepte éprouve à intervalles
réguliers l'une ou l'autre des deux espèces de samadhi:
union en Satchidananda ou en Parasivam. Dans l'état de sivajnanam,
l'esprit de l'individu se fond dans celui de Siva.
Sivalaya-Dipam : Sanskrit/tamoul: lumière divine qui nous
absorbe. Fête du jour de la nakshatra (maison lunaire) krittika,
au mois de kartikaï (novembre-décembre), soir de la pleine
lune, généralement. On y célèbre la lumière
divine qui imprègne toute l'existence et qui, lorsqu'on la contemple,
absorbe notre conscience individuelle.
Sivalingam
: Sanskrit: marque ou symbole de Siva.
Image non anthropomorphe représentant Dieu Siva, et consistant
d'un pilier de forme elliptique ou cyclindrique arrondi au sommet, ou
aux deux extrêmités, et encastré dans un piédestal
circulaire, ou yoni. Souvent, le Sivalingam est une pierre à son
état naturel. Il se nomme alors svayambu-lingam. Le Sivalingam
est le plus simple et ancien des symboles de Siva. Il représente
surtout Parasivam, Dieu au-delà de toute forme et toute qualité.
Les Sivalingams sont le plus souvent en pierre ordinaire, parfois en crystal
ou autre pierre précieuse taillée en cette forme, parfois
en bois, en glace, ou autre substance naturelle.
Sivaloka : Sanskrit: région, ou niveau d'existence, où
habite Dieu Siva.
Se nomme aussi "plan causal" ou "Troisième Monde".
En ce monde, qui existe intérieurement au Deuxième Monde
à un niveau très profond, vivent Siva et tous les mahadevas,
ceux-ci étant des âmes extrêmement avancées.
Voir: Bhuloka, Deuxième Monde, Devaloka, loka, microcosme, Troisième
Monde, monde.
Sivamayam : Tamoul: Tout est Siva;
Siva est tout. La totalité de la manifestation--toutes les formes,
énergies, et êtres des trois mondes--qui n'est autre que
Siva. Terme moniste qui dit qu'il n'y rien d'autre que Siva. Tout ce qui
existe n'est autre que lui-même. Voir: monisme, théisme moniste.
Siva-Sakti : Dieu, notre Père et notre Mère. Terme
synonyme de Siva
qui souligne cependant qu'il est à la fois Etre non manifeste et
Puissance créatrice, à la fois immanent et transcendant.
Voir: Ardhanarisvara, déesse, Sakti, Satchidananda, Siva.
Sivanadiyar : Tamoul: esclave de Siva. Conception mystique de ce
qu'est le rapport essentiel entre l'adepte et Siva. Point de vue profond
où l'on perçoit que toutes nos actions, physiques, mentales,
et spirituelles sont autant de manifestations de la volonté divine.
Sivathondan : Tamoul: serviteur de Siva. Sens semblable à
celui de sivanadiyar, où l'adepte travaille et vaque à ses
activités tout en maintenant l'attitude qu'il ne fait rien sinon
exprimer la volonté divine. Celui qui fait l'effort de consciemment
dédier toutes ses pensées, paroles et activités à
Dieu Siva, d'en faire des offrandes, et vivre en état perpetuel
de sacrifice. Travail et action altruistes, désinteressés.
Sivathondu : Tamoul: service rendu à Siva. L'activité
du sivathondan. Conception semblable à celle de karma-yoga.
Sivayanama : Forme alternative de Namasivaya, le mantra panchakshara,
dont la valeur spécifique est de tourner les énergies subtiles
vers "l'intérieur", en direction de la réalisation
du Soi. L'une des cinq façons possibles de chanter le panchakshara,
chacune ayant un effet spécifique. C'est le Satguru qui peut enseigner
et transmettre la puissance du panchakshara et de ses variantes.
Sivayave : Exclamation qui signifie: louanges à Siva.
Sk
Skanda : fils
de Shiva
et de Uma (Parvati)
; divinité tutélaire de ascètes shivaïstes Nâgâ
sannyâsin ; l'un des noms du Seigneur Muruga
en tant que le divin Guerrier.
Sm
Smarta-sampradaya :
Lignée spirituelle hindoue très répandue. Les Smartas suivent surtout
les préceptes des smriti, les littératures développées par les hommes,
Manu-dharma-shastra, Ramayana, Mahabharata, Bhagavad-Gita, etc., plutôt
que les sruti d'origine céleste. Les Vedas font, pour eux, autorité, mais
non pas les Agamas (quelle que soit la secte de ceux-ci). Cette sampradaya
à été établie dans la période postvédique par certaines lignées de brahmanes
à la foi vishnuite, mais qui se tournaient de plus en plus en direction
d'une dévotion eclectique embrassant les cinq dieux principaux: Siva,
Vishnu, Surya, Ganapati et Sakti. Cette tradition non sectaire suit l'Advaïta-vedanta
du célèbre moine du IXe s., Adi Sankara. Elle est la source de l'hindouisme
"libéral" (non sectaire) moderne.
So
Soma : Lune ; voir Chandra
Sp
Sr
Sri Rudram
: Le plus éminent des cantiques védiques dédiés à Siva.
Il est renommeé pour sa sonorité puissante et ses images poétiques qui
évoquent la majesté et en même temps la proximité de Siva en tant que
Destructeur. On trouve ce chant exactement au milieu du Yajur-Veda, qui
lui même est le Veda central, ou deuxième des trois Vedas originels. Il
se chante journellement dans les temples à Siva tout à travers l'Inde.
Sri Rudram dépeint le Seigneur Rudra, qui est censé être Siva en son aspect
desctructeur. Mais, en fait ce sont toutes les qualités de Siva en tous
ses aspects dont on fait l'éloge en ce chant: créateur, préservateur,
destructeur, l'Etre qui se transforme en toute chose, qui à la fois protège
et accuse, et qui manifeste le plan divin et toutes ses potentialités
et activités. On y trouve écrit pour la première fois le plus grand des
mantras sivaïtes: Namasivaya.
St
Su
Subramanya
: Sanskrit: le Resplendissant. L'un des noms du Seigneur Muruga qui désigne
sa beauté, luminosité, et présence dynamique.
Suddha-Saïva-siddhanta :
Sanskrit: le Saïva-siddhanta pur. Formule qui se trouve originellement
dans le Tirumantiram, et dont Tirumular se servait pour 1)définir le haut
ou le pur Saïva-siddhanta qui contient à la fois la conception avdaïtique
de l'identité de l'âme à Siva,
et la conception théiste où l'âme évolue vers une ultime réabsorption
totale en Siva, et 2) pour la distinguer du Saïva-siddhanta pluraliste
ou dualiste et qui ne conçoit pas l'identité de Dieu et de l'âme.
Surapadman
: Démon légendaire, et chef des armées des ténèbres, soit les forces de
l'égoïsme, que le Seigneur Muruga vainquit sur le champ de bataille. On
célèbre cette victoire pendant la fête de Skanda-Shasti, l'une des plus
importantes de l'année (Skanda est l'un des noms de Muruga).
Sûrya
: la force lumineuse ; avec Prajâpati, la force créatrice,
Yama, la force contrôlante, ils ont démêlé les
convulsions cosmiques des premiers temps (selon la tradition Rudra-Shiva)
; voir Pusham.
Sûrya Namskar : rite de la salutation au soleil levant.
Sv
Svastika : de bonne augure ; croix ; Sanskrit: c'est bien. Croix
gammée. Signe hindou très ancien qui est le symbole de la bonne fortune
et du bon augure. Les branches à angle droit représentent la façon indirecte
par laquelle le divin est atteint, c'est-à-dire par intuition plutôt qu'intellect.
Sw
T
Ta
Tandava :
Style de danse énergique, contraire du style lasya, style plus lent. L'une
des danses cosmiques principales de Dieu Siva
qui consiste en 108 positions. La très puissante (certains disent plutôt
"violente" ou "terrifiante") danse de la destruction, que Siva fait après
qu'il a reabsorbé l'univers et que lui seul existe.
Tantra
: au sens propre : chaîne d'un tissu, vient du verbe tan, étirer,
prolonger, dérouler. Au sens second, faire, faire correctement
les rites ; ensemble des textes traitant du rituel hindou et de ses techniques,
cet ensemble est dans la pratique appelé les Agama ; le terme Tantra
est appliqué plus particulièrement aux textes Shâkta
; Sanskrit : trame (d'un tissu), règle, méthode. Titre donné au manuels
pratiques hindous, traitant de l'ésotérisme, la science, et la religion.
Sont d'origine ancienne. Les tantras, qui se nomment aussi parfois "agamas",
se fondent sur l'entendement que l'homme, par son réseau nerveux de chakras
et de nadis, est un univers microcosmique. Ils traitent de divers sujets
tels que: la création et la dissolution de l'existence manifeste, méthodes
d'adoration des dieux, listes et descriptions des divers objectifs et
aboutissements de la vie, surtout mystiques et spirituels, et description
des méditations de kundalini pour arriver à la réalisation de Dieu. On
inclus souvent les Agamas sivaïtes et saktites dans la tradition tantrique,
et on qualifie de "tantrique" les écoles et traditions spirituelles qui
se fondent sur les Agamas et que suivent nombre de Sivaïtes et de Saktites.
.
Tapasvi
: Sanskrit: celui qui pratique le tapas. L'ascète qui s'adonne à la purification
par les austérités du yoga, de la pénitence et des disciplines rigoureuses.
Dans l'Eglise Saïva-siddhanta, nomme le moine postulant qui porte l'habit
jaune et qui reçoit une formation stricte en vue de la sannyas-diksha.
Tat-purusha
: Sanskrit: cette Ame-là. L'un des noms de Siva,
qui fait partie d'une série de cinq noms considérés
fort significatifs dans les Vedas. Utilisé également dans
plusieurs mantras védiques où l'on décrit ou invoque
un être celeste en le désignant: "cette Ame-là".
Il s'agit souvent de l'Ame suprême.
Tat-tvam-asi : Sanskrit: tu es Cela. Formule qu'on trouve
dans le Chandogya-Upanishad du Sama-Veda. L'un des quatre mahavakiam (grandes
formules) des Vedas. Presque tous les Hindous seront d'accord sur cette
interprétation: qu'entre l'âme et Dieu existe un rapport
d'unité advaïtique (non double) parfaite. Les philosophies
monistes surtout se servent de cette formule comme affirmation ou sujet
de méditation et de contemplation
Te
Temple : dans un temple le carré représente l 'espace
et le cercle, le temps. Ainsi le temple serait l'expression du temps universel
(le cercle) à l'intérieur d'un espace limité (le carré qui supporte le
temple). Ce serait l'expression des révolutions cosmiques du temps à l'intérieur
d'un carré ; le temple est la symbolisation du Cosmos ; Provient d'un
ancient mot israélien qui désigne le lieu où l'on adore dieux ou Dieu.
Pour l'Hindou, le temple est vénéré comme le lieu où le merveilleux se
manifeste journellement, où les êtres de ce monde peuvent rencontrer ceux
des autres mondes, dont l'Etre suprême. Lieux construits et aménagés selon
les instructions ésotériques des Agamas, dont l'objectif est de faire
du temple un "canal" où passera, au profit des dévots, les énergies spirituelles
des mondes subtiles. Pour que le temple fonctionne ainsi, il faut soigneusement
en préserver l'ambiance spirituelle en continuant sans relâche les cérémonies
quotidiennes (puja) qui invoquent la Divinité. L'image en pierre (ou autre
substance) sert de corps temporaire à Dieu ou au dieu, et de passage par
lequel el transmet ses bénédictions. Temple en tamoul se dit koyil ou
kovil
. Th
Thaï-Pongal : Fête hindoue qui se célèbre chez soi
plutôt qu'au temple, et qui marque la première récolte de l'année, qui
honore les dieux Indra et Surya (dieu-Soleil qui accordre toute abondance).
A lieu pendant le mois de thaï, janvier-février. Pongal provient du tamoul
pongu, qui signifie cuire, bouillir, déborder. Pendant cette fête, on
cuit traditionnellement du nouveau riz dans une grosse marmite en terre
cuite pleinne de lait, et sur un feu en plein air. Quand le lait bout
et déborde, c'est le moment du "pongal".
Thaï-Pusam :
Fête de janvier/février (mois de thaï) où l'on célèbre le jour où le Seigneur
Muruga reçu le Vel, son arme sacrée qui est le discernement qui tranche
l'illusion et permet à la sagesse de se manifester.
Ti
Tilak : marque
sur le front entre les deux yeux ; deux lignes verticales en forme de
U avec au milieu une barre rouge ou noire pour les vishnuïstes et
trois ligne horizontales blanches, tripundra pour les shivaïtes.
Tilak vient de "til" : marque faite avec du noir de fumé
; ce noir est recueilli à la flamme d'une lampe à huile
de sésame (til), d'où le nom de tilaka, allumé devant
la divinité ; autre dénomination : Tikâ, Puttu dans
le Sud de l'Inde. Le point où l'on pose le Tilak (avec le majeur
de la main droite) est la place même du troisième oeil, celui
qui ne voit pas seulement les apparences, mais la réalité.
Le caractère religieux de cette tradition se manifeste par le fait
qu'on le pose seulement après s'être purifié le matin
et qu'on ne le met pas en cas d'impureté rituelle (règles,
deuil...)
Tîrtha
: lieu sacré ; lieu de pèlerinage ; gué ; les sept
lieux sacré qui donnent la libération sont : Ayodhyâ,
Mathurâ, Hardwar (Mâyâ), Kâshî, Kânchi
(Conjiveram), Avantikâ (Ujjain),et Dvârâvati. Kâshi
est le nom antique de Bénarès
et signifie "la splendide", "la resplendissante".
Il symbolise la lumière de la Réalisation spirituelle :
celui qui meurt à Bénarès
a la vision de Shiva
et devient Shiva ; à Bénarès
les 5 Tirtha qui doivent être fréquentés par les pèlerins
sont les 5 ghât suivants : (ghât 1) : Asî gath, lieu
où la rivière Asi se jette dans le Gange ; (33) : Dashâshvamedha
ghât ; (41) : Manikarnikâ ghât ; (51) : Panchgangâ
ghât : au confluent des 5 rivières dont 4 sont invisible
et qui sont : Gangâ, Jamunâ, Sarasvatî, Kiranâ
et Dhutpapâ ; (64) Adikeshava ou Vârunâ ghât situé
à l'embouchure de la Vârunâ sur le Gange ; symboliquement
tous les lieux sacrés de l'Inde sont présents à Bénarès
qui devient un symbole cosmique, humain et divin à la fois ; voir
Bénarès.
Tirumantiram : Tamoul: mantras sacrés. Pour la Natha-sampradaya,
la plus ancienne des écritures saintes en langue tamoule. Composé vers
200 a.n.è. Le plus ancien des 12 des canons essentiels du Saïva-siddhanta,
les Tirumuraï. Ecrit par le sivajnani Tirumular, cette ¦uvre résume tous
les enseignements essentiels des Agamas sivaïtes. On l'estime surtout
comme l'¦uvre qui est par excellence la confluence des deux grands fleuves
philosophiques de l'Inde, le Siddhanta et le Vedanta. (Vedanta dans son
sens originel de "conclusion des Vedas, ou Upanishads, plutôt qu'au Mayavada-vedanta
de Sankara). Le Tirumantiram contient de nombreux enseignements ésotériques
sur le kundalini-yoga et sur la démarche de l'âme en direction de son
illumination.
Tirumuraï : Tamoul:
livres saints. Recueil en douze "livres" qui se compose d'écritures de
divers saints sivaïtes. Les septs premiers livres font les devaram, dont
les trois premiers consistent en les cantiques de Tirujnana Sambandar,
et les quatrième, cinquième, et sixième en ceux de saint Appar (les deux
vivaient au VIIe s.) Le septième livre contient les cantiques de saint
Sundarar (IXe s.) Le huitième consiste en les deux ¦uvres de saint Manikkavasagar
(IXe s.): le Tiruvaçagam et le Tirukovaïar. Le neuvième est en deux sections,
le Tiruvisaïppa et le Tiruppalandu, et contient les ¦uvres de neuf saints.
Le Tirumantiram de Tirumular (IIe s. a.n.è.) est le dixième livre. Le
onzième est un recueil des ¦uvres de dix saints. Et enfin le douzième
est le Periyapuranam de saint Sekkilar (XIe s.)
To
Tr
Transmigration
: voir Skanda.
Trident : Trishulâ.
Trikonam : Triangle.
Symbole de Dieu Siva
en tant que Réalité absolue. Il représente l'élement le feu, et par conséquent,
l'ascension spirituelle et la délivrance.
Trilochara
: "possédant trois yeux" ; un des noms de Shiva.
Trimûrti
: Trois visages ; représentation du Dieu personnel considéré
comme unique, Ishvara, avec trois "visages" (Mûrti) qui
correspondent respectivement à son action créatrice, protectrice
ou conservatrice et destructrice (de ce qui entrave l'évolution
; de l'imperfection). L'aspect créateur du Dieu est Brahmâ,
l'aspect protecteur Vishnou et l'aspect destructeur Shiva.
Tripundra : marque sectaire des dévots de Siva,
qu'ils portent sur le front et qui consiste de trois lignes parallèles.
Elles sont faites avec la substance vibhuti, les saintes cendres qui représentent
la pureté. Les trois lignes symbolisent l'anéantissement par le feu du
triple lien d'anava, karma, et maya. Le pottu, point rouge qu'on met à
l'endroit du troisième ¦il, stimule notre sens du discernement. Les saintes
cendres qui proviennent de la bouse de vache brûlée, nous rappellent la
qualité éphémere du corps physique et du besoin urgent d'atteindre nos
objectifs spirituels, dont amour et connaissance de Dieu. ; voir Tilak.
Trishulâ : trident ; le trident de Dieu Siva
qui symbolise ses trois shaktis, ou puissances: iccha (désir), kriya (action)
et jnana (sagesse). Voir: iccha-shakti, jnana-shakti, kriya-shakti, shakti.
trois piliers du sivaïsme: Les trois éléments distincts de la religion
sivaïte qui la soutiennent toute entière: le guru, le temple, et les écritures
saintes. .
Tu
Tulsi : basilic indien.
U
Ud
Udaka-Karma : rite qui se pratique un jour ou deux après
une crémation sur le ghât de crémation par un proche
parent du défunt.
Um
Umapati
: Sanskrit: seigneur d'Uma. L'un des noms de Siva
qui signifie: Celui qui est le Seigneur d'Uma (Sakti). On appelle Siva
ainsi surtout lorsqu'on veut l'invoquer dans sa nature maternelle, donc
compatissante, douce, miséricordieuse. Désigne également Dieu en tant
que Mere-et-Pere.
Un
Up
V
Va
Vache : Go ; symbole terrestre du taureau cosmique, source de
fertilité, de puissance vitale ; voir Vaitaranî.
Vâhana
: véhicule ou monture d'un Dieu ; le lion, véhicule de Dourgâ
; Sanskrit: qui porte, ou apporte; véhicule. En mythologie hindoue, le
vahana est l'animal caractéristique de chaque divinité qui la symbolise,
et représente en même temps sa nature divine. Dans l'iconographie, la
divinités se représente souvent "à cheval" sur son animal-support. Parfois
cet animal est représenté seul. Par exemple, Nandi, le paon, et la souris,
sont les montures respectives des Seigneurs Siva,
Muruga, et Ganesha.
.
Vama
: Sanskrit: harmonieux, agréable, beau. L'un des noms d'une série de cinq
noms de Siva
qui, dans les Vedas, sont considérés comme mantras spéciaux. Vama signifie
aussi "gauche" ou "envers", désignant dans ce cas le chemin dit "de la
gauche", des pratiques de tantra, soit: des sadhanas qui profitent du
système nerveux sensoriel humain et de sa puissance pour éveiller la kundalini
et réaliser Siva.
Varâha : le Sanglier.
Varanasi : Bénarès
; contraction du nom de deux rivières, la Vârunâ et
l'Asî
Vasanta-Panchâmi : voir Fêtes annuelles.
Vata : Sanskrit:
banian. Très ancien symbole du sivaïsme et du sanatana-dharma. Le banian
envoie de puissantes branches dans toutes les directions, dans l'air comme
dans la terre. C'est sous la généreuse et douce ombre de vata que Siva
en forme de Dakshinamurthi, le sage silencieux, enseigne et transmet l'ancienne
sagesse.
Ve
Veda : "savoir"
; une des 4 grandes classes d'écritures sacrées ; correspond
au premier âge (Yuga) du monde, le Satya ; Sanskrit: savoir. Nom
générique des plus anciens textes de l'Inde, considérés comme sruti, révélations
que les divinités firent aux rishis, et que ceux-ci trancrivirent. Les
quatre Vedas--le Rig, le Yajur, le Sama, et l'Atharva--datent de l'époque
de 1500 à 500 a.n.è., et consistent de quelques 20 000 versets. Il forment,
avec les Agamas, les textes principaux de la religion hindoue qui se nomment
sruti, c'est-à-dire que c'est Dieu Siva
et les dieux qui révélèrent aux rishis, par le médium des facultés superconscientes
de ces derniers. Sruti signifie "ce qui est entendu" (par les rishis),
ce qui nous dit aussi que les connaissances mystiques que contiennent
les Vedas ne se transmettent pas par l'intellect humain, mais par les
factultés superconscientes. A l'origine, les Vedas se transmettaient oralement,
et ce n'est que relativement recemment qu'on les a écrit. Chaque Veda
consiste en quatre sections, les Samhitas, les Brahmanas, les Aranyakas,
et les Upanishads. Les Samhitas et les Brahmanas définissent l'Etre suprême
comme étant à la fois immanent et transcendant, et décrivent un système
dévotions faites par le rite du feu, qui exploitent la puissance ésotérique
du chant et du feu pour établir la communion avec le divin. Les Aranyakas
et les Upanishads décrivent le voyage de l'âme à travers l'évolution,
la formation yogine qu'elle subira tôt ou tard pour arriver à la réalisation
de l'Absolu, au-delà de toute dualité, destin de toute âme sans exception
; voir Aranyakas.
Véhicules : des Dieux : Vâhanas.
Vel : Lance
qui est le symbole de l'autorité divine du Seigneur Muruga en tant que
Maître du Yoga et Commandant des armées célestes. La force de la kundalini,
l'arme de la connaissance yogine, puissance qui tranche les illusions
de l'instinct et de l'intellect, et qui protège l'aspirant des effets
des asuras. La pointe de la lance est tranchante et large, capable de
pénétrer profondément et anéantir l'"ennemi", mêmes qualités que doit
acquérir notre connaissance spirituelle.
Vi
Vibhutis : cendres du feu sacré.
Vighneshvara
: Sanskrit: Seigneur des obstacles. L'un des noms de Ganesha qui le désigne
par sa puissance à ôter les obstacles--ou à les poser--pour guider les
aspirants le long du droit chemin. C'est en cette forme de lui-même que
les Hindous le supplient avant n'importe quelle entreprise mondaine ou
religieuse, avant d'effectuer un changement dans leur vie, ou d'adorer
un autre dieu.
Vijaya-Dasami
: Sanskrit: journée de triomphe. La dixième et dernière journée de la
fête de Navaratri, où l'on célèbre la victoire de la droiture et de la
vérité sur leurs ennemis. Journée de très bon augure quant à lancer une
nouvelle entreprise, et notamment commencer à apprendre quelque chose
de nouveau.
Vinayaga
: Sanskrit: celui qui ôte. L'un des noms du Seigneur Ganesha, où on le
conçoit comme Celui qui ôte les obstacles. On l'appelle aussi Vigna-vinayaga,
vigna signifiant obstacle. Le sens est le même.
Vinayaga-Viratam : Sanskrit: voeu fait à celui qui ôte. Fête qui
dure vingt et un jours à partir de la pleine lune de kartikaï (novembre/décembre).
Traditionnellement, le dévot fait un voeu qui durera tout le temps de
la fête, tel que de ne prendre qu'un repas par jour, ou d'assister au
puja offert à Ganesha sans faute chaque jour.
Vinâyaka
: les 7 cercles concentriques que suivent les pèlerins autour de
Bénarès en passant de l'un à l'autre par des "seuils"
sacrés. Cet ensemble forme le mandala qui protège Bénarès.
Vira-sivaïsme
: L'une des six écoles du sivaïsme contemporain, fondée
par Basanava au XIIe s., qui compte aujourdh'ui quelques 15 millions d'adhérents
situés surtout sur la côte du Karnataka, au sud-ouest de
l'Inde. Se nomme aussi sivaïsme lingayat, et philosophiquement se
catégorize sous la rubrique Sakti-vishistadvaïta. Les Vira-sivaïtes
considèrent que Siva
et l'existence ne font qu'un, que le chemin par excellence qui mène
à l'union en Siva est celui de la dévotion et de la soumission
au divin, chemin qui se divise en six sections. Ils ne donnent pas d'importance
aux rites et appuient plutôt sur les bonnes oeuvres ; voir: sivaïsme
de Gorakhnath, sivaïsme de Cachemire, sivaïsme Pasupata, Saïva-siddhanta,
Siva-advaïta.
Vishnou-Shiva
: voir Harihara.
Vishnu : Dieu
suprême de la religion vishnuite, conçu comme grand Dieu
préservateur et qu'on adore dans d'innombrables temples en Inde
et autour du monde. Pour les sivaïtes, Vishnu est l'un des trois
aspects principaux de Siva-Maheshvara: Brahma, le créateur, Vishnu,
le préservateur, et Rudra, le Destructeur, ou Dieu de la Réabsorption).
Mais dans le sivaïsme traditionnel, on n'adore pas ces aspects de
Dieu en tant qu'êtres distincts. Garuda est son véhicule
; Narasimha, l'homme-lion, est le 4° avatar de Vishnu ; il est Vishveshvar
sous son aspect de Seigneur de l'Univers.
Vishnu: Dieu suprême de la religion vishnuite, conçu comme grand Dieu
préservateur et qu'on adore dans d'innombrables temples en Inde et autour
du monde. Pour les sivaïtes, Vishnu est l'un des trois aspects principaux
de Siva-Maheshvara: Brahma, le créateur, Vishnu, le préservateur, et Rudra,
le Destructeur, ou Dieu de la Réabsorption). Mais dans le sivaïsme traditionnel,
on n'adore pas ces aspects de Dieu en tant qu'êtres distincts.
Vishnuisme
: L'une des trois sectes majeures de l'hindouisme, ou religion des adorateurs
de Vishnu en tant que Dieu suprême. Le Vishnuite peut également adorer
d'autres personnages divins qu'il considère comme incarnations de Vishnu,
les plus populaires étant Krishna et Rama. Les grandes épopées hindoues,
la Mahabharata et la Ramayana sont d'importantes écritures saintes du
vishnuisme. A un certain moment, on incorpora dans cette secte/religion
les principes de dévotion et d'architecture des temples des Agamas sivaïtes,
ce qui aboutit dans la composition des Agamas vishnuites. Le vishnuisme
se divise en un nombre de sectes fondées sur de diverses théologies, des
centaines d'écritures saintes, et de nombreux saints. L'objectif du Vishnuite
est d'atteindre à mukti, qu'il définit comme "union au corps de Dieu",
qui es la prise de conscience béatifique du fait que l'âme fait partie
de lui. Pour le Vishnuite orthodox, la religion consiste de sadhanas de
bhakti (pratiques dévotionnelles). Il croit que l'homme est capable de
communier avec Dieu au moyen du murthi du temple. La délivrance se gagne
surtout en chantant les saints noms du Seigneur Vishnu ou de ses incarnations,
et par la soumission totale.
Viththal : l'Adorable, Dieu, celui des poêtes
et du petit peuple, "Celui qui se tient sur une brique" ; sa
face cachée est Nârâyana.
Vo
Vr
Vy
Y
Ya
Yajgnopavita : cordon sacré des trois premières
"castes".
Yajna : sacrifice ; cérémonie du feu.
Yaksha : Dieu
pré-aryen ; le culte de Yaksha aurait précédé
le culte de Shiva
à Bénarès
; les autels qui lui sont dédiés se nomment Chaurâ
ou Sthâna ; son siège est le ficus religiosa, arbre sacré
que l'on retrouve dans tout village
Yakshi : Déesses locales, formes féminines de Yaksha.
Yama : la force contrôlante ; avec Sûrya, la force
lumineuse, Prajâpati, la force créatrice , ils ont démêlé
les convulsions cosmiques des premiers temps (selon la tradition Rudra-Shiva)
; vertus "morales"; ce sont : Ahimsâ : "non violence",
consiste à ne causer aucun préjudice à qui que ce
soit ni par l'action, ni par la parole, ni par la pensée ; Satya
: véracité ; Brachmacharya : continence ; Asteya : abstention
de vol ; Aparigraha : non acception de cadeaux ; Dayâ : compassion
; Dhriti : patience ; Mitâhâra : sobriété ;
Sanskrit: restreindre, contrôler, maîtriser. Restreinte morale, de certaines
impulsions en vue d'améliorer sa conduite. Au pluriel, les principes de
conduite qui constituent la première des huit branches de l'ashtanga-yoga
que codifia Patanjali. Avec les niyama, qui sont les principes de conduite
positifs, ou pratiques qu'on doit respecter, les yamas indiquent en termes
très concis ce qu'on ne doit pas faire afin de poursuivre la vie religieuse.
Parmi les principes des yamas: la non-violence, ne pas voler, restreindre
l'envie, renoncer à la luxure et à l'avidité, maîtriser l'arrogance et
la colère, ne pas mentir, briser ses promesses, ou trahir la confiance,
n'être pas injuste, ne pas s'enivrer, ne pas faire ce qui est bas, et
éviter les mauvaises fréquentations. Avec majuscule: Dieu hindou de la
mort, qui surveille le processus de la transition, aidant l'âme à se détacher
du corps physique..
Yo
Yogini : les 8 Mères qui représentent la multiplication
de la force de Dourgâ ; voir Mâtara ; derrière les
Yogini il faut voir les Yakshi des temps pré aryens.
Yoni : Sanskrit
: origine, nid, matrice. La base dans laquelle s'encastre le Sivalingam.
Elle représente la shakti manifeste de Siva.
Yu
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