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Texte traduit du hindi Livre I 1.
: Prologue : Apologie pro domo. Livre II 8. : Mantharâ
et Kaikeyi complotent l'exil
de Râm. Livre III 18. : La démone
Shùrpanakhà. Livre IV 21. : Description de la saison des pluies et de l'automne. Livre V 22. : Entrée de Hanumàn
à Lankà. Livre VI 26. : Construction du pont
sur l'Océan. Livre VII 30.
: La vie humaine, chance unique
de
salut.
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RAMAYAN
15. L'HOSPITALITÉ DU PEUPLE DE LA FORÊT
Le peuple de la forêt, sont les tribus aborigènes que Tulsi-dàs appelle indifféremment Kolas, Kiràtas ou Bhillas : êtres impurs par la naissance et vils par l'occupation puisqu'ils doivent tuer des êtres vivants pour se nourrir et même à l'occasion dévaliser les voyageurs... Ce sont eux pourtant qui s'empressent d'accueillir de leur mieux le prince Bharat et sa noble suite, venus au Chitrakùta dans l'espoir de ramener Ràm à Ayodhyà. Ici, ce n'est plus seulement le petit peuple, mais les êtres les plus méprisés de la société indienne qui manifestent leur tendresse et leur dévotion envers Ràm et les siens de façon particulièrement touchante. L'humble discours des habitants des bois est un remarquable morceau d'éloquence.
249 Là croissaient des arbres, des lianes, des herbes de toute espèce, Sur les étangs fleurissaient des lotus 250 Ils s'en vinrent alors les offrir à tous avec d'humbles saluts, Tout émus de tendresse, ils leur dirent doucement : " Inaccessible pour nous était l'honneur de vous contempler (1). En pratique, Tulsi-dàs ne distingue pas entre les Kolas, Kiràtas, Bhillas et les Nishàdas : tous misérables habitants du " pays de la forêt ", incultes, barbares et impurs ; pour les Nishàdas, cf. Glossaire. " Comprenez cela dans vos coeurs, cessez de faire
des façons, 251 " Pour nous, le plus grand service que nous sachions vous rendre,
" Nuit et jour, nous faisons le mal, " Dès que nous avons contemplé le lotus de ses pieds, (1).Litt. " au dharma ", cf. Glossaire. Les gens d'Ayodhyà vantèrent leur bonne fortune
(1). Ces habitants des forêts, impurs par leur naissance et chargés de péchés sont comparés à des barques de fer chargées de fer.
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