Rencontre d'Espaces




 


INDE 2001-2002


Au long du Gange sacré
Varanasi - Bénarès

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DEEPAVALI OU DEEPAVALI
OU

DIWALI

Pauline Hirschauer-Choudhury

Jean Rivière

texte en anglais

 

 

 

Au long du Gange sacré : Varanasi - Bénarès

(21 septembre - 1er décembre 2001 -- 15 janvier - mars 2002)





DEEPAVALI OU DIWALI

Le festival de Diwali, dont l'origine vient du mot sanskrit Deepaavali qui signifie littéralement "éventail de lampes" et plus populairement la "fête des lumières", a été fixée d'après de savants calculs au 26 octobre 2000 (16 novembre 2001 ; 4 novembre 2002 ; 25 octobre 2003 ; 12 novembre 2004 ; 1 novembre 2005). Elle débute le quinzième jour de Kartika aux alentours de la nuit la plus sombre du mois lunaire. Pour tous ces festivals, la date n'est pas la plus importante contrairement à la position de la lune qui est primordiale. Différentes légendes sont attachées à Diwali mais nous parlerons des deux plus importantes. La mythologie de Diwali porte tout comme pour Dussehra sur le Ramayana surtout dans le nord du pays qui célèbre le retour de Rama après son exil de quatorze ans à Ayodha dans son royaume avec sa femme Sita, après avoir vaincu le démon Ravana de Sri Lanka. Toutes ces lampes illuminent le chemin du retour d'exil de Rama . La deuxième explication, qui correspond aussi à toutes celles des sociétés agraires, serait que Diwali est un festival religieux pour fêter la fin des moissons surtout dans les régions rurales et à l'ouest de l'Inde. Des sucreries sont préparées avec du riz pilé à moitié cuit qui provient de la moisson toute fraîche, c'est la saison Kharif quand la récolte de riz est tout fraîche. Une bonne moisson est liée à la prospérité, d'où la vénération de la déesse de la prospérité Lakshmi.
Les vallées des montagnes magiques, les hameaux isolés des campagnes au sol rouge, les grands immeubles aux jardins suspendus illuminent la nuit dans tout le pays de leurs diyas, petites lampes de poterie dans lesquelles de l'huile ou du ghee ( beurre clarifié) brûlent toute la nuit, nichées dans les moindres recoins de chaque maison. Ces lampiotes symbolisent la sagesse, le combat contre l'ignorance, source de tous les malheurs. Aux guirlandes électriques s'ajoutent le bruit et la fumée, les enfants s'amusent à faire sauter des pétards ahurissants qui éclaboussent les tympans, certains deviennent sourds, d'autres se brûlent en jouant avec le feu. Si on remonte aux sources, la lumière et le feu ont pour fonction d'éloigner les forces du mal mais maintenant les pétards ont une vocation ludique très excitante pour les enfants qui y jouent jusqu'à des heures avancées dans la nuit. Les maisons sont repeintes pour ceux qui ont les moyens, les rues des bazars sont plafonnéees de guirlandes argentées et dorées sur toutes leur longueur. C'est l'occasion de porter de nouveaux vêtements, les ménagères rachètent de nouveaux ustensiles de cuisine, Diwali signifie la même chose pour les hindous hindiphones que Noël pour les chrétiens. On y distribue à profusion des ladoos, barfies, gulab jamun (sweets indiennes).
Diwali s'étend sur une période de cinq jours, le premier jour, les maisons sont complètement nettoyées pour accueillir Lakshmi, la déesse de la prospérité et le sol est décoré de dessins, rangolis (décorations faites avec de la poudre ou de la farine de riz, souvent en vermillon et de toutes les couleurs). Le deuxième jour (voir ce que dit J.M. Rivière) est dédié à la victoire de Krishna sur Narakasura, tyran légendaire (dans le sud, de l'Inde on prend un bain avant l'aube avec de l'huile et des poudres de parfum et on met de nouveaux vêtements). Le troisième jour est consacré au culte de la déesse de la fortune, Lakshmi, jour important pour les commerçants et les entreprises, on ouvre de nouveaux livres de compte et on en fait le culte, on solutionne les vieilles affaires. En Inde, la prospérité et la richesse sont bien vues car elles sont synonymes d'une bonne vie antérieure, et non d'un agent de corruption. Le quatrième jour représente la visite de l'amical démon Bali dont le règne fut très prospère mais qui fût remis à sa place par Vishnu, en effet le Roi Bali aurait détruit les siècles d'anciennes philosophie de la société tout en étant très généreux aussi. L'idée de ce jour est de voir le bien dans les autres même dans ses ennemis. Le cinquième jour, les hommes rendent visite à leurs sœurs qui leur placent un point de couleur rouge sur le front que l'on appelle tilak. Ce festival marque aussi le Nouvel An jain, les jains célèbrent le nirvana de Lord Mahavira, le moment où il a quitté le cycle des réincarnations. Diwali est aussi célébrée en Malaisie, au Siam, en Thailande, à Trinidad.
Les festivals sont certes synonymes de réjouissances mais à l'occasion de ces fêtes, beaucoup de gens boivent et des troupes de jeunes loups déambulent dans les rues complètement déchaînés. Les mises en garde contre le feu et la surdité dans la presse à l'époque de Diwali
S'intensifient. A Delhi des enfants manifestent contre la pollution engendrée par la fumée des pétards qui recouvre toute le ville.


d'après J.M. Rivière : "c'est ainsi que le second jour de la grande fête hindoue des lumières, dîvâlî, (…) est consacré aux morts qui pourraient errer à proximité de leur ancienne demeure terrestre ; on les éloigne à l'aide de feux d'artifice et en faisant du bruit. On allume ensuite de nombreuses lumières afin de les éclairer pour "qu'ils aillent dans leur pays". Cette journée, dédiée aus puissances chthoniennes, est toujours très observée en Inde."
On vénère la Déesse Laxmi pour la remercier de ce qu'elle a apportée durant l'année.
C'est une très grande fête. Elle célèbre les récoltes d'automne.
C'est aussi la fête des lumières. Deepa signifie "lumière" et Avali signifie "rangée".
Elle marque le retour de Rama après son exil de 14 ans et les lumières sont allumées pour le guider.
Laxmi (notamment à Mumbai) et Kali (à Calcutta) sont aussi célébrées ce jour là.
Dans le sud, Divali marque la victoire de Krishna sur le démon Narakasura.
Divali marque également le Nouvel An hindou.
Pour l'occasion les familles nettoient leurs maisons, portent des habits neufs, tracent des dessins (rangolis) sur les murs et les trottoirs et font exploser des feux d'artifice. La fête s'étale sur cinq jours.


DEEPAVALI

AASHWAYUJA KRISHNA CHATURDASHI TO KAARTIKA SHUKLA DWITEEYAA

The 14th Day of the dark half of Aashwayuja to the 2nd day of bright half of Kaartik
If there is one occasion which is all joy and all jubilation for one and all - the young and the old, men and women - for the entire Hindu world, it is Deepaavali - the Festival
of Lights. Even the humblest of huts will be lighted by a row of earthern lamps. Crackers resound and light up the earth and the sky. The faces of boys and girls flow with a rare charm in their dazzling hues and colors. Illumination - Deepotsavas - in temples and all sacred places of worship and one the banks of rivers symbolize the scattering of spiritual radiance all round from these holy centres. The radiant sight of everybody adorned with new and bright clothes, especially ladies decorated with the best of ornaments, captures the social mood at its happiest.
And all this illumination and fireworks, joy and festivity, is to signify the victory of divine forces over those of wickedness.
Narakaasura was a demon king ruling over Praagjyotishapura (the present-day Assam). By virtue of his powers and boons secured from God, he became all-conquering. Power made him swollen-headed and he became a menace to the good and the holy men and even the Gods. The Gods headed by Devendra implored Sri Krishna who was at Dwaaraka (in the present-day Gujarat) to come to their rescue. Sri Krishna responded. He marched from the western end of the country to its eastern end, Praagjyotishapura, destroyed the huge army which opposed him finally beheaded Narakaasura himself.

The populace was freed from the oppressive tyranny and all heaved a sigh of relief. The 16,000 women kept in captivity by the demon king were freed. With a view to removing any stigma on them and according social dignity, Sri Krishna gave all of them the status of his wives. After the slaying of Narakaasura Sri Krishna bathed himself smearing his body with oil in the early morning of Chaturdashi. Hence the invigorating vogue of taking an early morning `oil-bath' on that day.
Mother Earth, whose son Narakaasura was, requested Sri Krishna that the day be celebrated as one of jubilation. Sri Krishna granted the request and since then the tradition has continued. Mother Earth reconciled herself to the loss of her son and knowing as she did that the Lord had punished her son for the sake of the welfare of the world, she set a glowing example of how one has to brush aside one's personal joys and sorrows in the interest of society. It is this deliverance of the people from the clutches of the asuras that fill the people with joy.
Then follows Amaavaasya, the new moon day, auspicious for offering prayers and gratitude to the bygone ancestors of the family and invoking their memories and blessings for treading the path of right conduct. This is also the sacred occasion for the worship of Mahaa Lakshmi, the goddess of Wealth and Prosperity. The business community open their New Year's account with Her worship. This reminds us of the famous saying of the sage Vyaasa, 'dharmaadarthashcha kaamashcha...' - it is through right conduct that wealth and fulfilment of desires also accrue.
In northern parts of Bharat, Deepaavali is associated with the return of Sri Rama to Ayodhya after vanquishing Raavana. The people of Ayodhya, overwhelmed with joy, welcomed Rama through jubilation and illumination of the entire capital. Well has it been said that while Sri Rama unified the north and south of our country, Sri Krishna unified the west and the east. Sri Rama and Sri Krishna together therefore symbolize the grand unity of our motherland.
The third day, i.e., the first day of Kaartik, is named Balipratipada, after the demon king Bali, the ruler of Paataala (the netherworld), who had extended his kingdom over the earth also. On the day, Sri Vishnnu, taking the form of a dwarfish Brahmin by name Vaamana, approached Bali, for a boon of space equal to his three steps. Bali, known for his charity, gladly granted the boon. Vaamana now grew into a gigantic form; with one step he covered the entire earth, with the second he covered the outer sky, and asked Bali where he should keep his third step.
Bali, left with no other choice, showed his own head. Sri Vishnu placed his foot on Bali's head and pushed him down to the netherworld, the rightful territory of Bali's reign. However, Bali prayed to the Lord that he might be permitted to visit the earth once a year. Now it was the turn of Vishnu to grant the boon. And the people too offer their and respect to him on this day.
The annual visit of Bali is celebrated in Kerala as Onam. It is the most popular festival for Kerala where every Hindu home receives him with floral decorations and lights and festoons adorn all public places. Onam, however, falls on the 16th day of Aavani (Sowramaana) in september.
The pratipada is also the day for Govardhana Pooja and Anna Koota (heap of grains), the former signifying the Govardhana episode in Sri Krishna's life and the latter conveying affluence and prosperity.
The fourth and final day is Yama Dwiteeya, also called Bahu beej. It is a most touching moment for the family members when even distant brothers reach their sisters to strengthen that holy tie. The sister applies tilak and waves aarati to her brother, and the brother offers loving presents to the sister.

To the Jains, Deepaavali has an added significance to the great event of Mahaaveera attaining the Eternal Bliss of Nirvaana. The passing into Eternity on the same Amaavaasya of Swami Dayananda Saraswati, that leonine sanyasin who was one of the first to light the torch of Hindu Renaissance during the last century, and of Swami Ramatirtha who carried the fragrance of the spiritual message of Hindu Dharma to the western world, have brought the national-cum-spiritual tradition of Deepaavali right up to modern times.

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