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Les nouveautés de Mémoires de Siam :

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Mise à jour du 18 août 2003 : Un quiz pour se divertir un peu en cette fin de vacances.

Avant de reprendre les choses sérieuses, voici un quiz comportant pour le moment 40 questions sur la Thaïlande, des plus faciles aux plus difficiles. J'espère que vous vous amuserez autant à y répondre que je me suis amusé à le réaliser...

Mise à jour du 22 avril 2003 : Le Voyage de Siam du père Tachard.

Cet ouvrage est une pièce maîtresse des relations franco-siamoises, et nous sommes heureux d'en donner pour la première fois une version en français moderne annotée.

Lorsque le père Tachard s'embarque pour le Siam le 3 mars 1685, il n'est que l'un des six jésuites-mathématiciens chargés par Louis XIV de se rendre en Chine, et rien ne le prédispose à jouer le moindre rôle dans les affaires franco-siamoises. Il en sera pourtant désormais l'un des principaux acteur, mais toujours depuis les coulisses. Tachard n'est à l'aise que dans le secret, le mystère et la conspiration. A l'origine de l'ambassade Céberet - La Loubère de 1687 et de la tentative avortée de colonisation du Siam, on le retrouve à bord de l'escadre Duquesne-Guiton en 1689, essayant depuis Pondichéry de recoller les morceaux du rêve brisé. Visionnaire à la poursuite d'un grand idéal ou simple marionnette entre les mains de Phaulkon, ou peut-être les deux, c'est un tout cas un personnage clé qui nous a laissé des textes capitaux pour la compréhension de ces tumultueuses relations.

Mise à jour du 6 avril 2003 : L'ambassade de Kosa Pan dans les Annales Officielles Siamoise.

L'histoire officielle du Siam est consignée dans les Phra Ratcha Phongsavadam. Ces chroniques royales sont des tentatives de reconstitution des grands événements du passé, dont la plupart des témoignages écrits ont été irrémédiablement perdus lors de la mise à sac d'Ayutthaya en 1767. Écrites au fil des règnes, depuis le roi Taksin, compilées, recompilées, adaptées, réadaptées, et bien entendu constamment déformées, ces chroniques sont aussi savoureuses que peu fiables. Les auteurs qui les ont rédigées ont détruit – ou en tout cas n'ont pas préservé – les sources qu'ils utilisaient, et il est impossible aujourd'hui de vérifier la véracité de ces travaux. En tout état de cause, il est évident que l'esthétique a été largement privilégiée au détriment de la réalité historique, et que peu de faits et de dates coïncident avec ceux qui ont été rapportés dans les relations occidentales.

En relatant l'ambassade de Kosa Pan en France, l'auteur des Chroniques royales ne nous propose pas un document historique très crédible, il nous offre en revanche une savoureuse et parfois délirante page empreinte de naïveté, de fraîcheur, de fantastique et de poésie.

Mise à jour du 3 février 2003 : La relation de Desfarges

Pas tout à fait quatre mois sans mise à jour, car le site s'est enrichi de nombreuses notes et corrections, notamment dans le Journal de l'abbé de Choisy.

Nous mettons en ligne aujourd'hui un document fort intéressant, puisqu'il s'agit de la relation que Desfarges écrivit pour justifier son attitude et son échec après l'expulsion des Français du Siam en novembre 1688. Le personnage est peu sympathique. Autoritaire, borné, et surtout d'une cupidité sans limite, le général commandant la garnison de Bangkok a bien des raisons d'appréhender son retour en France. Il a failli à sa mission, il a perdu le Siam, il a laissé exécuter Phaulkon sans lever le petit doigt, et pire encore, il a gravement manqué à l'honneur en abandonnant aux Siamois la veuve de M. Constance, venue se placer avec son fils sous la protection de la France. C'est en prévision des critiques qui l'attendent à son retour au pays qu'il écrit cette relation en forme de plaidoyer, essayant maladroitement, et parfois cyniquement, de justifier l'injustifiable. Il n'aura jamais à produire ce document. Il meurt de maladie sur la route du retour, quelque part entre le cap de Bonne-Espérance et la Martinique.

Deux autres documents sont annexés à cette page : le Mémoire sur une affaire sur laquelle on m'a demandé quelques éclaircissements, dans lequel l'abbé de Lionne essaie de justifier son rôle dans cette triste affaire, et le traité de capitulation, le Papier de répondance, par lequel les Siamois enjoignent aux Français de se retirer avec armes et bagages, en laissant les lieux aussi propres qu'ils les avaient trouvés en arrivant, mais en leur accordant toutefois, petite consolation, le droit de partir tambour battant, le mousquet sur l'épaule, avec l'étendard. L'honneur est sauf...

Mise à jour du 1er octobre 2002 : Les anciennes monnaies du siam

Tael, cati, picul, tical, ces termes exotiques qui émaillent les relations des voyageurs occidentaux demeurent fort mystérieux pour le lecteur d'aujourd'hui . Quelle réalité, quel aspect, quel poids avaient autrefois ces monnaies ? Nous nous sommes efforcés de clarifier le sujet de notre mieux, conscients de n'avoir pas apporté toutes les réponses, inquiets de nous être peut-être fourvoyés sur de fausses pistes, mais satisfaits néanmoins d'avoir comblé un vide en consacrant une page francophone à ce thème.

Mise à jour du 15 septembre 2002 : Sermon de Fénelon Sur la vocation des Gentils.

Parmi ces différents royaumes où la grâce prend diverses formes selon la diversité des naturels, des moeurs et des gouvernements, j'en aperçois un qui est le canal de l'Évangile pour les autres. C'est à Siam que se rassemblent ces hommes de Dieu ; c'est là que se forme un clergé composé de tant de langues et de peuples sur qui doit découler la parole de vie ; c'est là que commencent à s'élever jusque dans les nues des temples qui retentiront des divins cantiques.

Ce sermon magistral fut prononcé par Fénelon le 6 janvier 1687 dans la crypte de l'église des Missions-Étrangères à Paris. Le père Tachard et plusieurs des prêtres qui allaient embarquer prochainement pour le Siam assistaient à cette cérémonie. La légende veut que les ambassadeurs siamois s'y trouvaient également. Rien n'est moins sûr...

Le sermon de Fénelon est un vibrant plaidoyer pour les missions apostoliques, doublé d'une violente critique des frères errants protestants.

Mise à jour du 1er septembre 2002 : Traité et contrat passé entre Ocun Pipat Ta Cussa Raya Ballat, et Monsieur Deslandes (3 décembre 1684)

Sire, disait le chevalier de Forbin à Louis XIV, le royaume de Siam ne produit rien et ne consomme rien ! Mais Forbin était un Méridional, il avait tendance à exagérer un peu ! En 1680, le jeune André Deslandes-Boureau est envoyé à Ayutthaya pour y ouvrir le premier comptoir de la Compagnie Française des Indes Orientales. Il jouit des faveurs du roi Naraï, fort bien disposé envers la France, et il négocie un traité très avantageux qui offre notamment à la Compagnie française l'exclusivité de l'achat de tout le poivre produit dans le royaume, depuis les extrêmités du nord jusqu'à Ligor (Nakhon Si Thammarat) pour un prix qu'on qualifierait aujourd'hui de prix d'ami...

Mise à jour du 23 août 2002 :

Et bien oui ! Les vacances sont terminées ! Il est temps de se remettre à l'ouvrage, et de faire oublier ces quatre mois sans mise à jour...

Le pavillon Kraisorn-Sriharaj : les ruines de ce palais se trouvent à Thalé Chubson, un faubourg de Lopburi. Le pavillon Kraisorn-Sriharaj était la résidence d'été du roi Naraï. Les jésuites y installèrent sans doute leur observatoire, et ce lieu est considéré aujourd'hui comme le premier site qui accueillit des études astronomiques en Thaïlande. C'est là également que Constantin Phaulkon, Monsieur Constance, fut exécuté le 5 juin 1688. Des photos de ce qui reste de ce pavillon, construit dans le style du Phra Naraï Ratchanivet, sont disponibles à la page :
http://mapage.noos.fr/bsuisse/album/illustrations_chubson.html


Page mise à jour le 18/08/2003