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SARS
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Ce qui scandalise l'Occident, c'est cette impossibilité finale de transformer la nature. Alors, la mort est ressentie comme un échec stupéfiant. L'extrême Orient, lui, semble reconnaître que l'humain, partie intégrante de la nature, ne peut la violenter. Nous taxons cette vision de la passivité. Revenons à vous qui ne cessez de regarder, de comprendre, d'analyser, le corps toujours en mouvement et l'esprit tout autant. Toutes ces théories orientales qui vous agréent mais qui en fin de compte, nolens volens, débouchent sur le rien , le néant, peuvent-elles vraiment dessiner une ligne de force ? Il est un autre détail qui m'intéresse ; vous pensez que les Vietnamiens qui ont subi invasions et colonialisme son restés eux-mêmes et cela vous conforte dans l'espoir que vous avez pour les Irakiens....Eh bien, je n'y crois pas une seconde, tant j'ai pu voir par expérience, combien un peuple entier peut être altéré par une dictature, par une situation extrême ; tous les instincts de délation (cf. les Alsaciens pendant la guerre et ensuite au moment de l'épuration) de nuisance meurtrière, manifestés à ciel ouvert montrent que l'être est aussi pervertible que... perfectible ? Reste à savoir dans quelle proportion ? Je lisais il y a peu un article sur le sujet et l'aveu d'un Irakien: "nous sommes des loups déguisés en agneaux" m'a rendue bien songeuse. Je sais aussi, au sens fort, de quoi ont été capables certains Roumains de ma connaissance, "victimes" et sans doute l'étaient-ils, de Ceaucescu qui aimait l'or dans les salles de bain et les sous-terrains comme Saddam, mais qui a su surtout construire un système de mailles fines où les innocents prêtaient main forte aux autres, ce qui laisse des traces dans l'âme, ne croyez-vous pas ? E. |