COMPASSION
 


Une fois de plus, je rentre de découvertes dans le Sud du pays. Mais pas extrême sud où l'on tue sans état d'âme une jeunesse endoctrinée pour que se répande et domine un certain islam. Difficile de savoir ce qui se passe réellement et les Thaïs bouddhistes y sont indifférents et laissent au Maître tout le travail de compassion. Je vous avais dit, je crois, combien la dernière fois que je m'étais rendu dans le sud, j'avais ressenti les catastrophes à venir. La tolérance ou plus exactement l'indifférence bouddhiste fait assez mauvais ménage avec les certitudes du monothéisme et surtout avec le dernier monothéisme qui certains veulent encore conquérant. Il y a 600 ans -car c'est le "retard" de l'Islam sur Rome- nous en étions encore et pour longtemps à l'Inquisition.
Quelle vision peut avoir une jeunesse sans avenir et surtout sans présent. Le sud (à partir de Hat Yai) est totalement abandonné par l'État et l'administration y est composée de tous les sanctionnés pour incapacité, corruption -il faut que ce soit énorme pour que l'on sanctionne ; question de nuance dans un monde totalement corrompu-. Et pourtant le sud est loin d'être une économie pauvre ou en sommeil ; mais il y a un vice : plus que 90 % de la population est musulmane. Un infime pourcentage est extrémiste venu souvent de Malaisie. L'éradication a commencé il y a quelques années ; les têtes pensantes ont été décimées ; il reste à pacifier comme nous avons su le faire en Afrique du Nord en tuant à tour de bras. Plus de cent morts, des jeunes.