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Quelques points de la " culture " de l'Isan
L'habit phare : traditionnellement les hommes
d'Isan portent un léger et long " foulard " de coton
appelé " pakama ", noué autour de la
poitrine ou de la tête ou en écharpe. Ce long tissu (environ
90 sur 240 cm) est à tout usage ; il peut servir de ceinture,
de coiffe, de pagne, de sac à bagage ou même de hamac.
L'influence occidentale fait petit à petit disparaître
le " pakama ". Le revenu : Beaucoup de familles d'Isan dépendent sur le plan financier de leurs enfants ou de leurs proches qu'ils envoient à Bangkok Il est courant qu'elles soient percluses de dettes et qu'elles tentent de s'en sortir par la culture du hachisch. La tradition familiale : Il est usuel qu'un couple jeune marié vive avec la famille de la jeune femme en attendant de pouvoir se construire une maison en bois ou en dur. C'est à la plus jeune des filles de prendre en charge ses parents vieillissants, en contre partie, elle hérite de leur maison. La relation mère-enfants est privilégiée, plus spécialement mère-fils. Le gouvernement encourage le contrôle des naissances et offre la possibilité d'une stérilisation gratuite après le deuxième enfant. À titre indicatif, la Thaïlande est passée entre 1960 et 2002 de 30 millions à 62 millions d'habitants, malgré un taux de mortalité infantile de 29,5 pour 1000. 50 % de la population à moins de 20 ans. L'autorité : Le gouvernement a mis en place un nouveau système de représentation de l'autorité. Le chef traditionnel appointé à vie est à présent remplacé tout les 5 ans par une élection villageoise. Les relations de voisinage : L'évolution économique et sociale tend à faire disparaître le système d'entre-aide entre voisins. Cet échange de service est remplacé par l'ouvrier agricole payé à la journée ou à la tâche. L'éducation : Comme dans le reste du pays, tous les enfants sont censés aller à l'école pendant 9 années consécutives. L'anglais est obligatoire, mais les résultats pratiques sont médiocres. Un enfant n'est pas capable de se débrouiller dans la langue malgré 6 ou 7 ans d'apprentissage. La vie sociale : La population d'Isan est très sociable, elle vit en communauté autour de son temple. Vivre en solitaire est mal compris. Ce peuple est naturellement gentil. L'art : L'Isan a sa propre culture. Sa musique
traditionnelle " mao lom " se joue sur des flûtes
en bambou appelées Les conséquences de la pauvreté
: La population parce qu'elle est pauvre (30 à 40% sans travail),
pousse ses enfants à se débrouiller seuls ; les familles
attendent que chaque enfant envoie de l'argent à la maison.
Ceux-ci vont principalement à Bangkok et dans les stations
touristiques. Ils tombent très vites eux-mêmes dans les
dettes dépensant au jour le jour plus qu'ils ne gagnent. S'ajoutent
les problèmes de la drogue, du jeu (maladie nationale), de
l'alcool. Les familles n'ignorent pas ou même poussent leurs
enfants bien faits vers le travail du sexe (le mot prostitution est
occidental et recouvre un regard de jugement négatif ; or la
question ne se pose pas de la même façon dans l'esprit
des thaïs.) dans l'espoir d'un meilleur revenu.
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