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Une brève histoire de la Thaïlande selon : http://www.thailande-guide.com/fr/his_histoire.php
Originaires du sud du Yangzi en Chine, les Thaïs
gagnent, dès le VIII e siècle de notre ère, les
hautes vallées du Yunnan où ils fondent le royaume de
Nanzhao. Les Thaïs étaient alors connus des Chinois, des
Chams et des Khmers sous le nom de Siamois. À partir du IX e siècle, les Khmers imposent leur domination sur la région du centre, dont la conquête est achevée à la fin du XII e siècle par le roi Jayavarman VII. À la même époque, le peuple thaï, qui descend le long des grands fleuves à partir du Yunnan, s'installe progressivement dans la région. Après la mort de Jayavarman VII (1238), deux princes thaïs s'emparent de la frange nord du bassin de la Mae Nam Chao Phraya où ils fondent le royaume du Sukhothaï - "l'aube du bonheur"-, premier royaume Thaï indépendant. La conquête du Yunnan, qui fut annexée à la Chine en 1253, accélère la migration des Thaïs vers le sud et leur installation dans le nouveau royaume et dans de petites cités-états au Lanna et à Phayao. Le premier grand roi du Sukhothai, Rama Khamheng, s'empare
des possessions khmères du Laos (sud-est de l'Isan) et progresse
vers le sud-ouest, jusqu'à Petchaburi ; en 1294, il conquit
le nord de la péninsule malaise. Imitant les structures sociales
et militaires mongoles, les Thaïs mettent un terme à l'hégémonie
khmère sur le Sud-Est asiatique, mais, faisant une nouvelle
fois la preuve de leur génie de l'adaptation, ils adoptent
la brillante culture des vaincus. En 1350, un prince du Sud, Ramadhipati (1350/1369) fonde une nouvelle dynastie et installe sa capitale Ayuthaya sur une île de la Mae Nam Chao Phraya. En 1431, les Thaïs s'emparent de la capitale des Khmers, Angkor, dont ils réduisent les habitants en esclavage. C'est à cette époque que débute
le déclin de la puissance de Sukhothai au point de devenir
vassal d'Ayuthaya en 1438. Seule la principauté montagneuse
de Chiang Mai oppose une forte résistance, et manifesta des
velléités d'indépendance jusqu'en 1595. Ainsi, au XVI e siècle, les rois d'Ayuthaya doivent
faire face au danger birman. Lors d'un de leurs raids, les Birmans,
conduits par le roi Bayin Naung (1551/1581) s'emparent d'Ayuthia,
imposant leur autorité sur le bassin de la Mae Nam Chao Phraya
pendant une quinzaine d'années. Cependant, le roi Naresuen
(1590/1605) restaure l'indépendance et l'unité du pays,
qu'il réussit à pacifier, depuis les provinces du Nord
jusqu'au Cambodge, dont il prend la capitale, Lovêk, en 1594. On peut considérer que c'est alors le début de l'histoire de la Thaïlande moderne. Rama I (1782/1809), Rama II (1809/1824) et Rama III (1824/1851) élargissent considérablement l'assise territoriale de leur puissance, annexant les provinces occidentales du Cambodge et instaurant une suzeraineté partagée sur sa partie orientale avec le Viêt-Nam. En outre, le Siam impose sa tutelle, au sud, aux sultanats malais. Le Roi Mongkut, IV de la dynastie Chakri (1851 - 1868) et Rama V (1868 - 1910), qui régnera sous le nom de Chulalongkong, sont les artisans de la modernisation et de l'européanisation des structures administratives et économiques du royaume. C'est sous le règne de ce dernier que sera aboli l'esclavage en Thaïlande. Les émigrés chinois prennent alors une part active dans l'essor commercial et industriel du Siam. Sur le plan international, les Chakri savent, au cours du XIX e siècle, jouer habilement de la rivalité franco-britannique, faisant admettre aux Européens la nécessité d'un État tampon indépendant entre les possessions coloniales françaises et britanniques. Néanmoins, l'autocratisme de Rama VI (1910 - 1925) et les difficultés économiques sous le règne de Rama VII (1925 - 1935), auxquelles s'ajoutent les exigences politiques d'une classe militaire et administrative depuis longtemps européanisée, aboutissent au coup d'État de 1932, qui oblige le roi à accepter une Constitution. Cependant, la nouvelle monarchie constitutionnelle n'est pas une véritable démocratie. En 1938, des militaires et nationalistes, sous l'autorité du général Pibul Songgram, prennent le pouvoir ; En 1939, le Siam prend le nom de Thaïlande (Prathet Thaï), attestant l'orientation nationaliste du gouvernement de Pibul. Il sera l'allié du Japon durant la Seconde Guerre mondiale. La Thaïlande annexe alors une partie de la Malaisie, de la Birmanie et du Cambodge. À l'issue de la Seconde guerre mondiale, la Thaïlande parvient cependant à entretenir de bonnes relations avec le vainqueur américain, grâce à un double retournement. Dans un premier temps, en effet, Pridi Phanomyong, l'un des auteurs du coup d'État de 1932, est rappelé au pouvoir au moment de la défaite japonaise, ce qui permet à la Thaïlande d'échapper au statut de nation ennemie. Alors que le général Pibul Songgram disparaît un moment de la vie publique, la Thaïlande restitue au Cambodge et au Laos les territoires annexés avec l'approbation du Japon. Dès 1946 cependant, la mort, inexpliquée, du roi Rama VIII permet à son frère, Rama IX (l'actuel roi de Thaïlande), de monter sur le trône, et favorise le renversement de Pridi Phanomyong, en novembre 1947. Cinq mois plus tard, Pibul Songgram revient au pouvoir, et mène une politique favorable aux États-Unis dans le contexte de la guerre froide : la Thaïlande participe à la guerre de Corée et fait partie des membres fondateurs de l'Organisation du traité de l'Asie du Sud-Est (OTASE). À l'intérieur, l'autoritarisme de Pibul Songgram n'empêche cependant pas les révolutions de palais : les coups-d'État se succèdent : Pibul Songgram est renversé en 1957, et on dénombre dix-sept tentatives pendant les cinquante premières années du règne de Rama IX ! Les civils n'accèdent au pouvoir que par intermittence, comme entre 1973 et 1976, 1988 et 1991, ou encore depuis 1995, alors que les émeutes rythment la vie politique du pays. Même pendant les périodes démocratiques, les militaires demeurent très présents dans la vie politique, et composent une partie du Parlement. À partir des années 1960, malgré cette instabilité politique, la Thaïlande enregistre d'importants progrès en matière économique et participe à la fondation de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN ) en 1967. Elle parvient de surcroît à étouffer la guérilla communiste qui apparaît en 1962 dans le nord-est du pays (Isan), tout en s'engageant aux côtés du Viêt-Nam du Sud dans la guerre qui l'oppose à son homonyme du Nord. L'issue des guerres d'Indochine place cependant la Thaïlande dans une situation délicate : entouré d'États souvent hostiles et politiquement instables, le régime de Bangkok contrôle mal les confins du pays, souvent habités par des minorités culturellement proches du pays voisin. La frontière cambodgienne en particulier se trouve, dès la fin des années 1970, bordée de camps de réfugiés (situés en territoire cambodgien) qui servent de base aux organisations luttant contre les Khmers rouges, puis contre les Vietnamiens. Après le départ de ces derniers du Cambodge, la Thaïlande, qui convoite les provinces de Battambang et de Siem Reap (restituées au Cambodge en 1946), soutient tacitement la guérilla khmère rouge. À partir de 1995 cependant, dans un climat marqué par une forte croissance économique et par l'arrivée au pouvoir d'un gouvernement civil, la Thaïlande cherche à se rapprocher de ses voisins immédiats, tout en favorisant les projets d'intégration régionale, et notamment l'ASEAN. La Thaïlande demeure néanmoins critiquée en raison de son attitude ambiguë vis-à-vis du trafic des stupéfiants, florissant dans le nord du pays, qui fait partie de la zone du Triangle d'or, mondialement connu comme une des toutes premières zones de production de l'opium. La crise de 1997 provoque la démission du Premier ministre Chavalit Yongchaiyudh, auquel succède Chuan Leekpai qui doit mettre en oeuvre le plan de rigueur élaboré avec le FMI. Une nouvelle Constitution démocratique est promulguée le 11 octobre 1997. Actuellement, c'est le controversé Thaksin Shinawatra, leader du TRT (Thaï Rak Thaï = les Thaïs aiment les Thaïs) qui est au pouvoir. Élu le 9 février 2001, il est le 23ème chef de gouvernement depuis l'avènement de la monarchie constitutionnelle en 1932. Thaksin Shinawatra est né le 26 juillet 1949 dans la province de Chiang Mai, d'une famille bourgeoise. Il a trois enfants, un fils et deux filles. Rentré dans la police en 1973, il obtient un doctorat de justice criminelle aux États-Unis. Il démissionne en 1987 pour se lancer dans les affaires. Il doit sa fortune à l'obtention du monopole de la vente d'ordinateurs aux entreprises d'État. Après l'informatique, il se lance dans les télécoms. Il crée alors le groupe Shinawatra (services de téléphonie portable et communications satellitaires). En 1990, l'Autorité Téléphonique de Thaïlande lui accorde une concession exclusive de 20 ans pour faire fonctionner un service de téléphones portables.
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