MYANMAR

Sept ethnies principales regroupent 135 sous-groupes ethniques qui possèdent chacun leur dialecte, leurs particularités, leur histoire.

Myanmar, le nouveau nom du pays depuis 1989 censé fédérer toutes les ethnies signifie en fait "terre des birmans". Majoritaires, les Birmans représentent environ 70% de la population. Ils occupent les terres centrales, de Rangoon à Mandalay.

Les Karen sont assez nombreux, c’est la seconde ethnie du pays. Ils vivent le long de la frontière thaïlandaise autour de Hpaan leur capitale. Après des années de lutte pour l’indépendance, les Karen bouddhistes ont accepté le régime de Rangoon et mis fin aux actes de rébellion. En revanche, les Karen chrétiens, peuplant les camps de réfugiés des forêts à la frontière thaï continuent la lutte.
On trouve parmi ces ethnies, les femmes Padaung, qui allongent leur cou d’anneaux d’or ou de bronze. Surnommées "femmes girafes", elles habitent dans des petits villages au Nord du pays. Véritables attractions touristiques, elles semblent garder certaines traditions dans ce sens...

Les Shans (7% de la population) vivent sur les plateaux du Nord-Est et de l’Est,
aux frontières de la Thaïlande, de la Chine et du Laos.
Comme d’autres ethnies, ils luttent pour l’indépendance et mènent
régulièrement des rebellions contre le pouvoir en place.

Les Môn constituent le peuple le plus anciennement installé, ils occupent une partie du Tanintharyi. Leur génie architectural, influencé par l’art indien a imprégné la civilisation birmane de Pagan. Les artistes aidèrent à l’édification de la nouvelle cité religieuse Pagan au XIIe siècle.

Les Arakanais, les habitants de l’Etat d’Arakan, frontalier avec le Bangladesh ont rejoint la Birmanie au XVIIIe siècle. Séparés du cœur du pays par les monts d’Arakan, ils étaient autrefois plus rattachés aux Indes. D’où leur sentiment de posséder leur propre culture et leur lutte perpétuelle pour l’indépendance.
Aux Arakanais bouddhistes se mêlent la communauté musulmane, d’origine bengali, les Rohingyas qui sont réprimés par la junte militaire. En effet, on refuse de les compter dans les 135 groupes ethniques de Birmanie.

Les Chin et les Kachin vivent dans des zones montagnardes interdites d’accès par les militaires. Ces deux ethnies continuent de pratiquer des cultes animistes d’esprit chamanique. Ces agriculteurs cultivent sur brûlis, les Kachin troquent le jade des mines contre des armes destinées à supporter leur rébellion contre le pouvoir de Rangoon.