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classement dans l'ordre d'apparition historique

LA GRAVURE SUR BOIS

Elle apparaît en Occident à la fin du XIVe siècle. notre plus ancienne planche gravée étant le "Bois Protat" daté de I370. C'est un procédé de gravure en relief, les reliefs "épargnés" par l'outil étant les parties encrées. De nombreux artistes contemporains utilisent maintenant le linoléum comme on utilisait le bois, le chef-d'oeuvre de cette autre forme de gravure en relief étant le "Pasiphaé" de Montherlant illustré par Matisse.

LE BURIN

Le burin est un outil qui sert généralement à la gravure en creux ou "taille-douce". Contrairement à la technique précédente, la "taille d'épargne", c'est le dessin lui-même qui est ici gravé et qui sera encré. Dès I497, avec son premier burin daté, Dürer donnera l'exemple d'une maîtrise totale du procédé.

L'EAU FORTE

Technique indirecte qui fait appel à un acide ("l'eau forte") pour graver la plaque de métal. Elle apparaît au début du XVIe siècle avec une eau forte d'Urs Graf datée de 1513. Le graveur recouvre la plaque d'un vernis puis dessine sur ce vernis à l'aide d'une pointe faisant apparaître le métal. La planche est ensuite plongée dans un bain d'acide dilué qui mord les parties non protégées creusant ainsi la plaque. Comme le burin ou la pointe sèche, l'eau-forte est une forme de gravure en creux qui s'imprime au moyen d'une presse à "taille-douce".

L'AQUATINTE

C'est le même processus que précédemment, mais, avant de plonger la planche dans l'acide, on recouvre certaines surfaces de poussières ou de grains de résine que l'on fait adhérer au métal en chauffant la plaque. On obtient ainsi une sorte de vernis troué ; l'acide mord aux endroits où il n'y a pas de points de résine. Le procédé apparaît au XVIII e siècle et sera utilisé notamment par Goya.

LA MANIERE NOIRE

Procédé inventé par un lieutenant-colonel hessois en 1642. Popularisée en Angleterre où elle trouva ses premiers maîtres, cette technique part du noir et réserve ensuite des blancs pour obtenir le jeu d'ombres et de lumières qui la caractérise. A l'aide d'un "berceau", sorte de large ciseau d'acier, on graine d'abord la planche en tous sens, balançant l'outil comme un berceau d'enfant, ce qui produit de minuscules pointillés très serrés sur toute la surface du cuivre. On décalque ensuite le sujet à graver sur le cuivre ainsi préparé. Avec un grattoir, on fait disparaître le grain, c'est-à-dire le noir, aux endroits voulus en écrasant le grain du cuivre pour retrouver une surface unie. Le brunissoir sert ensuite à repousser plus ou moins fortement les "poils" du métal pour arriver à la gamme des tons intermédiaires. Cet ensemble de procédés représente un travail très long et très minutieux.

LA POINTE SECHE

Apparaît au début du XVIe siècle en Allemagne et en Italie. Avec une pointe d'acier, le graveur dessine sur le cuivre et son outil soulève des barbes de chaque côté du sillon ainsi creusé. L'encre d'imprimerie garnira l'intérieur des tailles et s'accrochera aux barbes qui donneront à l'épreuve un noir velouté spécifique de cette technique.

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